C'est par une soirée au cinéma entre amies que tout commença. Mélanie et Sarah s'éloignaient des autres, retournant à leur voiture afin de rentrer. Hélène, Julie et Delphine, quant à elles, partaient de leur côté et ne surent rien de l'histoire.
Sarah, du haut de son mètre 65, arborait une magnifique chevelure blonde et longue. Son visage pâle était contrasté par ses yeux verts, légèrement en amande. Son corps, crée dans le moule divin, attirait la convoitise de nombres d'hommes et la jalousie de plusieurs filles. 25 ans à peine, en pleine fleur de l'âge. Mélanie marquait un profond contraste avec son amie. Le teint hâlé de son visage était encadré de cheveux longs et crépus, noirs et ornés de mèches orange. De fins yeux noirs surplombaient un petit nez aquilin. Sa bouche aux lèvres roses affichait un sourire amoureux, amour porté à l'acteur principal du film qu'elles venaient de voir. Une soirée parfaite en somme. Parfaite...
Julie, une magnifique rouquine dont le visage, constellé de tâches de rousseur, évoquait le bonheur, s'était quant à elle endormie. Hélène, la brune aux yeux bleus et Delphine, aux cheveux châtains, s'étaient entretenues sur la beauté et le charme de l'acteur.
Sarah souriait devant l'air béat de son amie tandis qu'elles traversaient le parking pour retrouver la voiture. Un véhicule noir passa en trombe sur leur côté, manquant de les renverser.
-Il est malade celui-là ! S'exclama Sarah.
Mélanie, sortant de sa torpeur, se retourna et leva le majeur en direction de la voiture. Les feux stop du véhicules se mirent à briller dans la pénombre de la nuit, et, dans un crissement de pneus, le conducteur fit marche arrière.
Mélanie eut le plus de reflexes et poussa Sarah sur le côté avant que la voiture ne les percute.
Le véhicule se stoppa et les portières s'ouvrirent. Deux types en sortirent, habillés de noir et de rouge sang. Le conducteur avait les cheveux sombres, coiffés en brosse, posés sur un visage dur, le teint cireux, barré d'un rictus sadique. Son ami, chauve, arborait une somme infinie de tatouages, lui colorant le cou, les bras et une partie du visage. Son haut consistait en un T-shirt dépourvu de manches, laissant ses bras musclés à l'air libre, ce qui n'avait pas l'air de l'affecter outre mesure malgré le froid naissant de ce début d'automne.
-Mais dites donc, mesdemoiselles, c'est quoi toutes ces grossièretés dans vos charmantes petites bouches ?
-Lâche-nous ! Regardes ta route la prochaine fois, t'as failli nous rouler dessus ! Lança Mélanie.
-Mais c'est pas grave, continua le conducteur comme s'il n'avait pas entendu la jeune femme. Nous, on aime bien les grossièretés dans la bouche des jeunes filles. On en a même deux grosses à mettre dans les vôtres...
Le chauve fonça sur Sarah qui souffrait de la cheville gauche depuis sa chute.
-Lâche-la, connard ! Cria Mélanie en assénant un coup à l'agresseur.
Le conducteur arma son bras et porta un coup du revers de la main derrière la nuque, ce qui fit tomber la jeune fille, assommée. Sarah tenta de se débattre, mais son assaillant était plus fort qu'elle et ne lui laissait aucune liberté de mouvements. Il était collé à son dos, lui immobilisant les bras. D'une main, il se mit à lui caresser le ventre, par-dessous le pull et colla sa bouche à son oreille :
-Du calme, voyons, susurra-t-il. T'es trop bonne, j'en ai le chibre brulant.
-Je t'emmerde, sale con !
Mais ce n'est pas gentil de me parler comme ça ! Tu ne voudrais pas m'énerver ?
-Calme-toi, lui intima son ami. On va lui apprendre les bonnes manières.
Et tandis qu'il disait cela, il sortit un couteau à cran d'arrêt de la poche ventrale de son pull et dégaina la lame.
-Commence par dire bonsoir !
Sarah garda le silence.
-Tu ne m'as pas compris, fit le conducteur en collant la lame contre la joue de la jeune femme. Je t'ai dit de dire bonsoir !
Puis, il fit lentement glisser la lame le long de la peau de Sarah, laissant couler le sang.
Sarah garda encore le silence malgré la douleur qui lui brûler le visage.
Le chauve lui pinça les joues, la forçant de ce fait à bouger les lèvres, et dit, dans une fausse imitation de femme :
-Bonsoir, messieurs.
-Ben tu vois, quand tu veux. Aller salope, maintenant on va te donner un choix. On ne le répètera pas, alors écoute bien. On ne va pas non plus te laisser beaucoup de temps pour réfléchir. Tu as été désobligeante avec nous, maintenant on veut des excuses. Alors soit tu nous laisse nous amuser avec ton joli petit corps, soit avec ce couteau, je te dessine un magnifique sourire. Réfléchis, vite !
-Tic, tac, tic, tac !
-Arrête ! Laisse-la se concentrer ! Hurla le conducteur avant de s'esclaffer.
Une larme perla à l'½il droit de Sarah et coula le long de sa joue, se mêlant au sang, avant de tomber au sol.
-Ne me violez pas... Par pitié... Mon copain...
-T'entends ça ? Elle à un gars ! Ria le conducteur. Et tu veux pas être souillée ? C'est mignon...
-Je choisis le sourire... Fit-elle d'une voix faible, à contre c½ur.
Le chauve la serra plus fort. Elle sentit une bosse se dresser contre le bas de son dos. Une bosse dure, toute l'excitation de cet homme. Le conducteur se rapprocha d'elle, faisant danser la lame devant son visage. Sarah se prépara à souffrir. Puis elle réfléchit à ce qu'elle avait dit, elle espéra que ce « sourire » n'était pas le fait de l'égorger...
Le conducteur saisit son visage et le plaqua en arrière, contre le pectoral de son ami. Elle se mit à avoir vraiment peur. Il allait l'égorger et elle mourrait comme cela, sur ce parking, vidée de son sang. Elle ferma les yeux, la peur au ventre lui donnant la nausée. Elle sentit le froid de la lame sur la commissure de ses lèvres, puis une brûlure provoquée par les chaires tranchées. Elle rouvrit les yeux, le conducteur s'était éloigné de quelque pas.
Et c'était tout ?
Tout cela pour deux petites coupures au coin de la bouche ?
-Hurle... Chuchota le tatoué à son oreille.
Sarah ne comprenait pas. Il lui asséna un coup de poing dans le flan qui lui coupa le souffle. Elle ouvrit la bouche, cherchant l'air, mais ne sentit qu'une douleur affreuse sur son visage. Les deux petites coupures venaient de s'étendre, déchirant la chaire fine sur quelques millimètres. Elle referma la bouche le plus rapidement possible, le sang coulant sur ses lèvres.
-Le sourire de l'ange ! S'esclaffa le chauve.
-On t'a de hurler ! S'écria le conducteur en frappant Sarah du poing sur le visage, envoyant de fines gouttelettes de sang voler.
Mais elle garda les lèvres solidement soudées l'une à l'autre, tentant d'oublier le dégoût qu'elle éprouvait pour le sang.
-Elle est à toi, dit-il à son ami.
Le chauve la précipita violement au sol et la chevaucha.
-Alors, tu veux pas obéir ?
Il défit sa ceinture.
-Je vais te faire hurler moi !
Le conducteur lui donna le couteau dont il se servit pour découper les habits de la demoiselle. Il lui libéra les seins puis lui retira son pantalon. Il se jeta ensuite avidement sur sa poitrine pour la téter.
-Tu vois, lui glissa le conducteur à l'oreille. Je tiens ma promesse, JE ne te viole pas.
Sarah se mit à pleurer. Elle pensa à son homme, elle pensa à l'amour qu'elle lui portait, son visage, son odeur. Elle voulait le revoir, se réveiller de cet affreux cauchemar. Le chauve retira son pantalon et Sarah prit peur devant la taille de son engin. Il glissa son sexe le long de celui de Sarah pendant de longues secondes. Puis il s'arrêta, la regarda droit dans les yeux et pénétra en elle d'un coup sec, de toute sa force, de toute sa violence, un rictus déformant le visage. Sarah ne put retenir son cri. Elle hurla et sentit ses joues se déchirer, toutes les fibres des muscles s'arrachèrent à tour de rôle, libérant un flot de sang chaud au goût cuivré qui glissa dans sa gorge, l'étouffant et poussant ses cheveux d'ordinaire si magnifiques. Elle souffrait. Sa dignité s'envolait, son sang la quitter ainsi que sa vie. Elle sentit le froid l'engourdir. Et sous les éclats de rire du conducteur et les râles du chauve, elle sentit une puissante éjaculation de l'homme dans son bas ventre et lâcha son dernier soupir, en un hurlement gargouillant de sang, tandis que sa vie quittait son corps souillé, qu'il laissèrent là, allongé sur le goudron noir du parking aux côtés de Mélanie, assommée mais sauve...
FIN
28/02/2008
Cette histoire n'a pas pour finalité de présenter mes plus profonds désirs, mais bien de choquer et de faire prendre conscience que c'est notre monde, et que ça arrive.
Cette fiction est tirée d'une histoire vraie.
Désolé à ceux qui ont été vraiment choqué, qui n'ont pas l'habitude de me lire comme ceci.
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