En attendant la suite de LAL et de l'Invasion voici ne histoire que je viens d'écrire...
Il rentra chez lui un soir, après avoir moissonné toute la journée. Mais ce soir là, Jack, son chien n'accourra pas vers lui. Mais peut-être était-il endormi ? Oui, ce devait-être ça, il faut dire que ce soir il rentrait tard. Il traversa le champ et vit au loin une fumée noire. Etait-elle vers la maison ? Quelque chose brûlait-il par là-bas ? Il se rendit vite compte que ce n'était pas quelque chose, mais bel et bien sa maison qui était dévorée par les flammes... Il se mit alors à courir aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Il vit en arrivant, les flammes qui débordaient peu à peu sur le champ accolé à sa maison. Il se mit à prier pour que sa famille est put sortir, pour qu'ils ne soient pas coincés dedans. Il arriva devant la porte qu'il ne put ouvrir à cause de la chaleur que dégageait le feu. Il tourna autour de la maison, afin de trouver un autre passage menant à l'intérieur mais sans succès. Il appela aux alentours pour savoir si quelqu'un l'entendait. Et la seule voix qui lui répondit fut celle de son fils qui répondait à ses appels, et qui hurlait qu'il brûlait et qu'il avait mal. Finalement, prenant son courage à deux mains, le père enfonça la porte de devant et se rua vers la chambre de son fils où il tambourina sur la porte. Une poutre était tombée de l'autre côté, empêchant au père l'accès à la chambre. Le fils appelait, et appelait encore, tandis que le père frappait à cette porte, sans pouvoir l'ouvrir. Il pleurait de désespoir, il hurlait sa rage à qui pouvait l'entendre, mais ce ne suffit pas à débloquer la porte et le père ainsi que son fils périrent brûlés dans cette maison...
Mickael avait organisé une soirée chez lui pour fêter ses treize ans. Il avait invité ses deux meilleurs amis Jonathan et Christophe. Il avait prévu de commander des pizzas et de les manger dans sa chambre où sa nouvelle console vidéo était installée. Ses parents lui avaient laissé la maison pour l'occasion, il l'avait à lui tout seul pour toute la nuit...
Mickael et ses amis commencèrent donc la soirée en jouant à la console, riant tant et plus, hurlant de rage lorsqu'ils perdaient, sursautaient ensemble lorsque le jeu se remplissait de suspense. Bref, ils s'amusaient comme des petits fous. Treize ans, l'âge de l'insouciance... Ils mangèrent leurs pizza, mettant par là même des la nourriture partout dans la chambre de l'hôte, mais ils s'en fichaient éperdument, ils nettoieraient le lendemain...
Aux environs de minuit, Jonathan éteint la console et s'assit sur le lit.
--Hey ! Qu'est-ce que tu fais ? demanda Mickael.
--Et bien, vois-tu, je me demandais si vous ne voudriez pas faire des choses plus excitante que de la console...
--Non, je refuse que l'on se masturbe les uns les autres jusqu'à la crampe, répondit Christophe qui connaissait l'humour de son ami par c½ur.
--Non, non, je ne parle pas de ça. Je parle d'histoire d'horreur... Mon idée est de prendre une bougie, de s'asseoir en cercle autour et de se raconter des histoires d'horreur. Ca vous dit ?
Mickael se tourna vers Jonathan, leva un sourcil puis regarda Christophe qui avait l'air tout aussi dubitatif. Finalement il se dit que cela ne pouvait pas être trop méchant et ils acceptèrent.
--Alors, qui commence ? demanda Jonathan.
--Honneur à celui qui a eu l'idée...
--Non, honneur à l'hôte de maison...
Mickael réfléchi quelques instants et une histoire lui vint en tête. Il alluma la bougie odorante qu'il avait dans sa chambre, et ils s'installèrent autour. Il approcha son visage de la flamme pour se donner un air inquiétant et commença son histoire. Il leur raconta comment un homme avait périt brûler dans sa maison en voulant sauver son fils qui l'appelait.
--Ouah, ça c'est de l'histoire d'horreur... lança Jonathan lorsque Mickael eut fini.
--Attends, ce n'est pas terminé... Il existe une légende selon laquelle, si tu dis d'une voix effrayée que... Je ne préfère pas le dire à voix haute. Enfin, si tu fais semblant d'être le fils et que tu dis que tu brûles, le père viendra te chercher...
Jonathan se mit à rire à voix haute, visiblement amusé par la fin de la légende. Christophe, de son côté, était devenu pâle. Il déglutit avec difficulté.
--Et si on essayait ? demanda Jonathan. Ca pourrait être délirant...
Mickael lança un coup d'½il à son ami Christophe qui n'avait pas l'air d'y tenir.
--Non, Jonathan, ça ira. Christophe n'a pas l'air bien, et je pense que ça ferais mauvais genre si un fantôme apparaissait ici...
--PAPA ! A L'AIDE ! JE BRÛLE ! SAUVE-MOI ! ! se mit à hurler Jonathan.
--Arrête-toi ! Ce n'est pas drôle ! lança Christophe.
--PAPA ! TOUT BRÛLE AUTOUR DE MOI ! JE BRÛLE ! J'AI PEUR ! !
--ARRÊTE ON T'A DIT ! hurla Mickael.
--Mais regarde autour de toi, Mickael, il n'y a pas de fantôme... Ca n'existe pas ! C'est juste une histoire pour donner des cauchemars aux gamins...
Puis il se mit à hurler à nouveau.
--PAPA ! J'AI BESOIN D'AIDE ! Voila, il n'y a...
Soudain un bruit sourd les fit tous sursauter.
--T'es pas drôle, Jonathan ! Franchement c'est nul !
--C'est pas moi, répondit Jonathan, blanc comme un linge.
Le bruit sourd recommença, venant de la porte. Celle-ci se bondait sur ses gonds. La flamme de la bougie s'intensifia et les bruits continuaient. Christophe se rua dans le coin opposé à la porte de la chambre et se roula en boule, les mains sur les oreilles. Mickael sauta sur son lit et se cacha derrière ses oreillers. Jonathan, le seul téméraire du groupe, prit une chaise et la brandie, près à frapper se qui rentrerait. Les coups redoublaient d'intensité et un hurlement venu d'outre tombe s'éleva de l'autre côté de la porte. Christophe se lava et se jeta sur Jonathan.
--Il est là pour toi ! Il croit que tu es son fils !
Puis il courut vers la fenêtre de la chambre. Mickael dormait à l'étage.
--Je veux sortir ! cria Christophe.
--Mais il est devant la porte !
Christophe monta alors sur le rebord de la fenêtre, lança un coup d'½il aux deux autres et sauta.
--Christophe ! cria Jonathan.
Ils l'entendirent tomber avec fracas, puis il se mit à hurler. Il hurler qu'il souffrait, que c'était affreux, et qu'il voulait partir loin, qu'il avait peur. Mickael alla à sa fenêtre, Christophe gisait là, étendu au sol, pleurant et tremblant. Puis il se tourna vers Jonathan qui était blanc, avait-il lui aussi senti ? Une odeur de chair brûlée émana de la porte. De chair brûlée et de putréfaction. La chaleur se mit à augmenter dans la pièce. Et tandis que le tambourinement se faisait de plus en plus fort et que les hurlements se faisaient de plus en plus stridents, Jonathan, sous l'effet de la chaleur et de l'odeur, vomit. Il vomit sur la moquette tout ce qu'il avait mangé et bu au cours de la soirée. Mickael le regarda et ne tarda pas à l'imiter. Au dehors, Christophe criait toujours. Mickael espéra que quelqu'un l'entendrait et viendrait l'aider, puis que Christophe enverrait cette personne ici et qu'elle ferait fuir la chose... Mais personne ne vint. Mickael se croyait fichu, lorsque soudain, tout s'arrêta. Il n'y avait plus un bruit. Les hurlements s'étaient stoppés, le tambourinement aussi, même Christophe avait cessé de crier. La bougie s'était éteinte et la lumière s'alluma toute seule. Jonathan se rua vers la fenêtre, son ami était toujours là, mais il avait du s'évanouir.
--Il faut appeler quelqu'un ! dit-il.
--Mais je n'ai pas de portable, et le téléphone est en bas.
--Je vais y aller, dit Jonathan.
Il fit un pas vers la porte, posa la main sur la poignée en l'en retira aussitôt.
--Elle est bouillante ! lança-t-il à Mickael.
Il actionna la porte qui s'ouvrit.
--Il est con, la porte était ouverte !
Et soudain les hurlements reprirent et deux bras encerclèrent Jonathan et l'emmenèrent dans le couloir. Mickael n'osa pas bouger, il était pétrifié. Jonathan cria, et son hurlement fut étouffé. La chose hurla aussi puis se tut. Mickael, après quelques secondes qui lui parurent une éternité, se rua dans le couloir, n'écoutant pas les cris de son ami qui gisait quelques mètres en contrebas. Il ne vit pas Jonathan, ni le fantôme, il ne vit que des traces de brûlures sur le mur qui commençaient à disparaitre, et ne sentit que la chaleur qui s'évaporait. L'odeur elle, serait à jamais encrée dans ses narines... Il descendit l'escalier et s'approcha de Christophe qui pleurait de douleur et surement de peur aussi en hurlant à la mort. Il expliqua comment Jonathan s'était fait happer et comment la chose avait disparut.
--Alors tout est terminer ! Il ne reviendra plus, il n'était là que pour Jonathan, celui qui l'a appelé... dit Christophe, sans y croire lui même
Mais Mickael savait qu'un jour la chose viendrait le chercher lui aussi, pensant le sauver des flammes qui dévoraient la maison, tel un père protecteur envers son fils.
Christophe passa un mois à l'hôpital, il s'était brisé une jambe et le coccyx.
Mickael n'osa plus de sa vie ouvrir une seule porte et passa le reste de ses jours à laisser soigneusement toutes les portes ouvertes.
Lorsque les parents de Jonathan demandèrent à la police de rechercher leur fils, ils vinrent au domicile de Mickael, qui répondit qu'il ne l'avait pas vu ce soir là, qu'il n'était pas venu.
Quelques années plus tard, Christophe entendit quelqu'un frappait avec insistance à sa porte d'entrée. Il pensa à un représentant. Il alla vers la porte, d'un pas claudicant et l'ouvrit pour se trouver nez à nez avec une chose immonde, un corps calciné soumis à une putréfaction avancée qui tendit les bras vers lui et hurlant et le happât pour l'emmener avec lui dans les enfers. Il venait de disparaitre, et personne ne le pleura, parfaite inconnu dans un monde hostile. Ironie du sort, la chose vint après même que Chrisophe n'ait appelé Mickael, et tout deux s'était remémoré l'histoire du fantôme, le père souffrant.
Seul Mickael survécut à cette soirée, et il se jura de ne plus jamais raconter d'histoire de fantôme, et surtout pas celle-là...
FIN
2007
cher...
Jonathan se mit à rire à voix haute, visiblement amusé par la fin de la légende. Christophe, de son côté, était devenu pâle. Il déglutit avec difficulté.
--Et si on essayait ? demanda Jonathan. Ca pourrait être délirant...
Mickael lança un coup d'½il à son ami Christophe qui n'avait pas l'air d'y tenir.
--Non, Jonathan, ça ira. Christophe n'a pas l'air bien, et je pense que ça ferais mauvais genre si un fantôme apparaissait ici...
--PAPA ! A L'AIDE ! JE BRÛLE ! SAUVE-MOI ! ! se mit à hurler Jonathan.
--Arrête-toi ! Ce n'est pas drôle ! lança Christophe.
--PAPA ! TOUT BRÛLE AUTOUR DE MOI ! JE BRÛLE ! J'AI PEUR ! !
--ARRÊTE ON T'A DIT ! hurla Mickael.
--Mais regarde autour de toi, Mickael, il n'y a pas de fantôme... Ca n'existe pas ! C'est juste une histoire pour donner des cauchemars aux gamins...
Puis il se mit à hurler à nouveau.
--PAPA ! J'AI BESOIN D'AIDE ! Voila, il n'y a...
Soudain un bruit sourd les fit tous sursauter.
--T'es pas drôle, Jonathan ! Franchement c'est nul !
--C'est pas moi, répondit Jonathan, blanc comme un linge.
Le bruit sourd recommença, venant de la porte. Celle-ci se bondait sur ses gonds. La flamme de la bougie s'intensifia et les bruits continuaient. Christophe se rua dans le coin opposé à la porte de la chambre et se roula en boule, les mains sur les oreilles. Mickael sauta sur son lit et se cacha derrière ses oreillers. Jonathan, le seul téméraire du groupe, prit une chaise et la brandie, près à frapper se qui rentrerait. Les coups redoublaient d'intensité et un hurlement venu d'outre tombe s'éleva de l'autre côté de la porte. Christophe se lava et se jeta sur Jonathan.
--Il est là pour toi ! Il croit que tu es son fils !
Puis il courut vers la fenêtre de la chambre. Mickael dormait à l'étage.
--Je veux sortir ! cria Christophe.
--Mais il est devant la porte !
Christophe monta alors sur le rebord de la fenêtre, lança un coup d'½il aux deux autres et sauta.
--Christophe ! cria Jonathan.
Ils l'entendirent tomber avec fracas, puis il se mit à hurler. Il hurler qu'il souffrait, que c'était affreux, et qu'il voulait partir loin, qu'il avait peur. Mickael alla à sa fenêtre, Christophe gisait là, étendu au sol, pleurant et tremblant. Puis il se tourna vers Jonathan qui était blanc, avait-il lui aussi senti ? Une odeur de chair brûlée émana de la porte. De chair brûlée et de putréfaction. La chaleur se mit à augmenter dans la pièce. Et tandis que le tambourinement se faisait de plus en plus fort et que les hurlements se faisaient de plus en plus stridents, Jonathan, sous l'effet de la chaleur et de l'odeur, vomit. Il vomit sur la moquette out ce qu'il avait mangé et bu au cours de la soirée. Mickael le regarda et ne tarda pas à l'imiter. Au dehors, Christophe criait toujours. Mickael espéra que quelqu'un l'entendrait et viendrait l'aider, puis que Christophe enverrait cette personne ici et qu'elle ferait fuir la chose... Mais personne ne vint. Mickael se croyait fichu, lorsque soudain, tout s'arrêta. Il n'y avait plus un bruit. Les hurlements s'étaient stoppés, le tambourinement aussi, même Christophe avait cessé de crier. La bougie s'était éteinte et la lumière s'alluma toute seule. Jonathan se rua vers la fenêtre, son ami était toujours là, mais il avait du s'évanouir.
--Il faut appeler quelqu'un ! dit-il.
--Mais je n'ai pas de portable, et le téléphone est en bas.
--Je vais y aller, dit Jonathan.
Il fit un pas vers la porte, posa la main sur la poignée en l'en retira aussitôt.
--Elle est bouillante ! lança-t-il à Mickael.
Il actionna la porte qui s'ouvrit.
--Il est con, la porte était ouverte !
Et soudain les hurlements reprirent et deux bras encerclèrent Jonathan et l'emmenèrent dans le couloir. Mickael n'osa pas bouger, il était pétrifié. Jonathan cria, et son hurlement fut étouffé. La chose hurla aussi puis se tut. Christophe, après quelques secondes qui lui parurent une éternité, se rua dans le couloir, n'écoutant pas les cris de son ami qui gisait quelques mètres en contrebas. Il ne vit pas Jonathan, ni le fantôme, il ne vit que des traces de brûlures sur le mur qui commençaient à disparaitre, et ne sentit que la chaleur qui s'évaporait. L'odeur elle, serait à jamais encrée dans ses narines... Il descendit l'escalier et s'approcha de Christophe qui pleuraut de douleur et surement de peur aussi en hurlant à la mort. Il expliqua comment Jonathan s'était fait happer et comment la chose avait disparut.
--Alors tout est terminer ! Il ne reviendra plus, il n'était là que pour Jonathan, celui qui l'a appelé... dit Christophe, sans y croire lui même
Mais Mickael savait qu'un jour la chose viendrait le chercher lui aussi, pensant le sauver des flammes qui dévoraient la maison, tel un père protecteur envers son fils.
Christophe passa un mois à l'hôpital, il s'était brisé une jambe et le coccyx.
Mickael n'osa plus de sa vie ouvrir une seule porte et passa le reste de ses jours à laisser soigneusement toutes les portes ouvertes.
Lorsque les parents de Jonathan demandèrent à la police de rechercher leur fils, ils vinrent au domicile de Mickael, qui répondit qu'il ne l'avait pas vu ce soir là, qu'il n'était pas venu.
Quelques années plus tard, Christophe entendit quelqu'un frappait avec insistance à sa porte d'entrée. Il pensa à un représentant. Il alla vers la porte, d'un pas claudicant et l'ouvrit pour se trouver nez à nez avec une chose immonde, un corps calciné soumis à une putréfaction avancée qui tendit les bras vers lui et hurlant et le happât pour l'emmener avec lui dans les enfers. Il venait de disparaitre, et personne ne le pleura, parfaite inconnu dans un monde hostile. Ironie du sort, la chose vint après même que Chrisophe n'ait appelé Mickael, et tout deux s'était remémoré l'histoire du fantôme, le père souffrant.
Seul Mickael survécut à cette soirée, et il se jura de ne plus jamais raconter d'histoire de fantôme, et surtout pas celle-là...
FIN
2007
araitre, et ne sentit que la chaleur qui s'évaporait. L'odeur elle, serait à jamais encrée dans ses narines... Il descendit l'escalier et s'approcha de Christophe qui pleurait de douleur et surement de peur aussi en hurlant à la mort. Il expliqua comment Jonathan s'était fait happer et comment la chose avait disparut.
--Alors tout est terminer ! Il ne reviendra plus, il n'était là que pour Jonathan, celui qui l'a appelé... dit Christophe, sans y croire lui même
Mais Mickael savait qu'un jour la chose viendrait le chercher lui aussi, pensant le sauver des flammes qui dévoraient la maison, tel un père protecteur envers son fils.
Christophe passa un mois à l'hôpital, il s'était brisé une jambe et le coccyx.
Mickael n'osa plus de sa vie ouvrir une seule porte et passa le reste de ses jours à laisser soigneusement toutes les portes ouvertes.
Lorsque les parents de Jonathan demandèrent à la police de rechercher leur fils, ils vinrent au domicile de Mickael, qui répondit qu'il ne l'avait pas vu ce soir là, qu'il n'était pas venu.
Quelques années plus tard, Christophe entendit quelqu'un frappait avec insistance à sa porte d'entrée. Il pensa à un représentant. Il alla vers la porte, d'un pas claudicant et l'ouvrit pour se trouver nez à nez avec une chose immonde, un corps calciné soumis à une putréfaction avancée qui tendit les bras vers lui et hurlant et le happât pour l'emmener avec lui dans les enfers. Il venait de disparaitre, et personne ne le pleura, parfaite inconnu dans un monde hostile. Ironie du sort, la chose vint après même que Chrisophe n'ait appelé Mickael, et tout deux s'était remémoré l'histoire du fantôme, le père souffrant.
Seul Mickael survécut à cette soirée, et il se jura de ne plus jamais raconter d'histoire de fantôme, et surtout pas celle-là...
FIN
2007
cher...
Jonathan se mit à rire à voix haute, visiblement amusé par la fin de la légende. Christophe, de son côté, était devenu pâle. Il déglutit avec difficulté.
--Et si on essayait ? demanda Jonathan. Ca pourrait être délirant...
Mickael lança un coup d'½il à son ami Christophe qui n'avait pas l'air d'y tenir.
--Non, Jonathan, ça ira. Christophe n'a pas l'air bien, et je pense que ça ferais mauvais genre si un fantôme apparaissait ici...
--PAPA ! A L'AIDE ! JE BRÛLE ! SAUVE-MOI ! ! se mit à hurler Jonathan.
--Arrête-toi ! Ce n'est pas drôle ! lança Christophe.
--PAPA ! TOUT BRÛLE AUTOUR DE MOI ! JE BRÛLE ! J'AI PEUR ! !
--ARRÊTE ON T'A DIT ! hurla Mickael.
--Mais regarde autour de toi, Mickael, il n'y a pas de fantôme... Ca n'existe pas ! C'est juste une histoire pour donner des cauchemars aux gamins...
Puis il se mit à hurler à nouveau.
--PAPA ! J'AI BESOIN D'AIDE ! Voila, il n'y a...
Soudain un bruit sourd les fit tous sursauter.
--T'es pas drôle, Jonathan ! Franchement c'est nul !
--C'est pas moi, répondit Jonathan, blanc comme un linge.
Le bruit sourd recommença, venant de la porte. Celle-ci se bondait sur ses gonds. La flamme de la bougie s'intensifia et les bruits continuaient. Christophe se rua dans le coin opposé à la porte de la chambre et se roula en boule, les mains sur les oreilles. Mickael sauta sur son lit et se cacha derrière ses oreillers. Jonathan, le seul téméraire du groupe, prit une chaise et la brandie, près à frapper se qui rentrerait. Les coups redoublaient d'intensité et un hurlement venu d'outre tombe s'éleva de l'autre côté de la porte. Christophe se lava et se jeta sur Jonathan.
--Il est là pour toi ! Il croit que tu es son fils !
Puis il courut vers la fenêtre de la chambre. Mickael dormait à l'étage.
--Je veux sortir ! cria Christophe.
--Mais il est devant la porte !
Christophe monta alors sur le rebord de la fenêtre, lança un coup d'½il aux deux autres et sauta.
--Christophe ! cria Jonathan.
Ils l'entendirent tomber avec fracas, puis il se mit à hurler. Il hurler qu'il souffrait, que c'était affreux, et qu'il voulait partir loin, qu'il avait peur. Mickael alla à sa fenêtre, Christophe gisait là, étendu au sol, pleurant et tremblant. Puis il se tourna vers Jonathan qui était blanc, avait-il lui aussi senti ? Une odeur de chair brûlée émana de la porte. De chair brûlée et de putréfaction. La chaleur se mit à augmenter dans la pièce. Et tandis que le tambourinement se faisait de plus en plus fort et que les hurlements se faisaient de plus en plus stridents, Jonathan, sous l'effet de la chaleur et de l'odeur, vomit. Il vomit sur la moquette out ce qu'il avait mangé et bu au cours de la soirée. Mickael le regarda et ne tarda pas à l'imiter. Au dehors, Christophe criait toujours. Mickael espéra que quelqu'un l'entendrait et viendrait l'aider, puis que Christophe enverrait cette personne ici et qu'elle ferait fuir la chose... Mais personne ne vint. Mickael se croyait fichu, lorsque soudain, tout s'arrêta. Il n'y avait plus un bruit. Les hurlements s'étaient stoppés, le tambourinement aussi, même Christophe avait cessé de crier. La bougie s'était éteinte et la lumière s'alluma toute seule. Jonathan se rua vers la fenêtre, son ami était toujours là, mais il avait du s'évanouir.
--Il faut appeler quelqu'un ! dit-il.
--Mais je n'ai pas de portable, et le téléphone est en bas.
--Je vais y aller, dit Jonathan.
Il fit un pas vers la porte, posa la main sur la poignée en l'en retira aussitôt.
--Elle est bouillante ! lança-t-il à Mickael.
Il actionna la porte qui s'ouvrit.
--Il est con, la porte était ouverte !
Et soudain les hurlements reprirent et deux bras encerclèrent Jonathan et l'emmenèrent dans le couloir. Mickael n'osa pas bouger, il était pétrifié. Jonathan cria, et son hurlement fut étouffé. La chose hurla aussi puis se tut. Christophe, après quelques secondes qui lui parurent une éternité, se rua dans le couloir, n'écoutant pas les cris de son ami qui gisait quelques mètres en contrebas. Il ne vit pas Jonathan, ni le fantôme, il ne vit que des traces de brûlures sur le mur qui commençaient à disparaitre, et ne sentit que la chaleur qui s'évaporait. L'odeur elle, serait à jamais encrée dans ses narines... Il descendit l'escalier et s'approcha de Christophe qui pleuraut de douleur et surement de peur aussi en hurlant à la mort. Il expliqua comment Jonathan s'était fait happer et comment la chose avait disparut.
--Alors tout est terminer ! Il ne reviendra plus, il n'était là que pour Jonathan, celui qui l'a appelé... dit Christophe, sans y croire lui même
Mais Mickael savait qu'un jour la chose viendrait le chercher lui aussi, pensant le sauver des flammes qui dévoraient la maison, tel un père protecteur envers son fils.
Christophe passa un mois à l'hôpital, il s'était brisé une jambe et le coccyx.
Mickael n'osa plus de sa vie ouvrir une seule porte et passa le reste de ses jours à laisser soigneusement toutes les portes ouvertes.
Lorsque les parents de Jonathan demandèrent à la police de rechercher leur fils, ils vinrent au domicile de Mickael, qui répondit qu'il ne l'avait pas vu ce soir là, qu'il n'était pas venu.
Quelques années plus tard, Christophe entendit quelqu'un frappait avec insistance à sa porte d'entrée. Il pensa à un représentant. Il alla vers la porte, d'un pas claudicant et l'ouvrit pour se trouver nez à nez avec une chose immonde, un corps calciné soumis à une putréfaction avancée qui tendit les bras vers lui et hurlant et le happât pour l'emmener avec lui dans les enfers. Il venait de disparaitre, et personne ne le pleura, parfaite inconnu dans un monde hostile. Ironie du sort, la chose vint après même que Chrisophe n'ait appelé Mickael, et tout deux s'était remémoré l'histoire du fantôme, le père souffrant.
Seul Mickael survécut à cette soirée, et il se jura de ne plus jamais raconter d'histoire de fantôme, et surtout pas celle-là...
FIN
2007