Tempête de neige sur Andernos

Tempête de neige sur Andernos
Bon OK c'est un peu gnangnan mais c'est la première que j'ai écrite, j'avais ... hmmmmmm... 12 ans... P'tain... si jeune et déjà un virtuose de l'écriture... lol
Andernos, petite ville tranquille où rien ne se passe jamais. On devrait plutôt parler de grand village où la majeure partie des gens se connaissent.
Pourtant, un jour, l'inimaginable se passa.

Roy regarda la météo à la télévision. La présentatrice annonça que le vent soufflerait dans les 90 à 120 km/h et qu'il y aurait de la pluie sur tout le Sud-Ouest, donc sur Andernos.
Roy était un adolescent de quatorze ans, cheveux noirs, yeux verts et assez mignon. Il était tout le temps avec son meilleur ami, Guillou. C'était un autre adolescent du même âge aux cheveux bruns coiffés en brosse, les yeux bleu marine et pas mal non plus. A eux deux ils faisaient craquer un nombre incalculable de filles.
_You-pi, dit Roy d'un air absent. Quel temps pourri !
_Ouais ! t'as raison mon Royichounet.
_M'appelle pô com'ça m'man ! Je ...
_"déteste ça !"
_Ha ! Ha ! Ha ! fit-il d'un ton ironique.
_Tu vas chez Guillou cet aprem' ?
_Ouaich, j'y vais tout de suite. On va sûrement voir Sam après.
_D'ac ! Alors bonne ...euh rnéjou !
_M'man ! Parle normal ! Bon j'y go ! Tchô !
Sam était une fille du même âge. Ses cheveux détachés lui arrivaient au milieu du dos et étaient bruns. Ses yeux marron clair étaient en forme d'amandes. Elle était un peu plus petite que les garçons. Sam était le diminutif de Samantha.
En chemin Roy croisa Sam et David. David était le pire rival de Roy. Un petit blond à lunette, le vantard par excellence, le copieur né. Tout ce que Roy faisait, David le copier.
_Merde ! V'là l'aut' pommé ! lança Roy.
_Ta gueule, gros bouffon.
Roy lui répondit par un simple levé de son majeur.
Sam s'approcha des deux garçons.
_Ah ! Bonjour Sam ! fit Roy d'une voix langoureuse.
_Salut. Tu fais quoi ?
_J'vais chez Guillou. Tu viens ?
_Mouais.
_Pas moi !
_On s'en fout ! fit Roy.
_Si ! Viens ! demanda Sam.
_Bon, d... d'accord !
Tous ensembles ils allèrent donc en direction de chez Guillou. Là-bas se trouvait déjà Julia. Après la séance "bonjour", Guillou ouvrit la discussion :
_On fait quoi ?
_On peut aller se balader, dit Julia.
_Ouais ! O.K.
En vélo, ils se rendirent au centre ville. Ils eurent quelques difficulté car le vent souffler fort.
_J'ai envie d'aller à la plage, dit Julia.
_Avec ce vent ? fit David, l'air quelque peu effrayé.
_Ouais ! ça peut être cool.
Arrivés à destination, ils virent des vagues extrêmement grandes s'écraser avec violence sur les murs des maisons qui bordaient la plage.
_C'est magnifique ! fit Sam.
En quelques minutes seulement, le vent redoubla de force et le ciel gris vira au noir par-dessus la mer. La pluie ne tarda pas à tomber et l'eau monta vite de plusieurs centimètres dans les rues. Remontant sur leurs vélos, la bande fonça vers le centre ville tandis que le ciel devenait blanc. Le vent soufflait de plus en plus fort, la pluie devint très vite grêle. Les gens courraient dans tous les sens cherchant à s'abriter. La grêle devint grêlons. Des blocs de glace gros comme des poings tombaient à présent avec fracas, s'écrasant sur le sol pourtant recouvert de plusieurs centimètres d'eau et de glace. Sam, Guillou, Roy, Julia et David se mirent à l'abri sous un auvent de magasin.
_Bon... fit Roy. Ben je crois qu'on a plus qu'à attendre ici.
Au bout de cinq minutes, il se mit à neiger à gros flocons.
_Je propose qu'on aille chez moi, lança Sam. j'habite tout près, on sera moins gelé. On y attendra que ça passe.
Ils commencèrent à partir en vélo mais s'aperçurent très vite qu'il leur était impossible de rouler. En effet, les gens courraient en tous sens tandis qu'une voiture rouge, déjà couverte de neige, ornée de mégaphone sur le toit, hurlait à qui voulait l'entendre que c'était la fin du monde, le jugement dernier. De plus, l'eau sur le sol était bien trop haute maintenant pour leur permettre de rouler. Ils se résignèrent à y aller à pieds en poussant leur vélo.
Quand ils arrivèrent enfin chez Sam, ils étaient trempés jusqu'à la moelle et complètement glacés. La température extérieure avait chutée d'une bonne trentaine de degré. Sam ouvrit la porte et ils entrèrent. David alluma la télévision.
_... Pas de chez vous, c'est un cataclysme affreux dehors. Aussi incroyable que ceci puisse paraître, toute la planète est touchée. Les scientifiques annonce la fin du monde. Restez chez vous et barricadez vous contre le froid. La neige devrait tomber encore durant quelques jours puis elle laissera la place à des températures très basses. Tout gèlera instantanément. Il y eut un saut d'image puis : Je vous le répète, ne sortez pas de chez vous, c'est un cataclysme affreux dehors. Aussi incroy...
David coupa la télé.
_C'était un message diffusé en boucle. J'appelle ma mère pour lui dire où je suis, dit Roy.
Tous firent de même.
Soudain, et dans un sursaut général, quelqu'un frappa à la porte. Sam se dirigea, non sans crainte, en direction de la porte. Sur le seuil se trouvait un grand garçon, cheveux bruns, yeux noirs et lunette, couvert de neige de la tête aux pieds.
_Vas-y entre, dit Sam.
_Ah ! Au secours ! L'abominable Michael des neiges ! hurla Roy, faisant style d'être effrayé.
_Oui ça va et toi ? répondit celui-ci.
_C'est cool, maintenant on est tous là.
_Tu es ici chez toi, Mike, dit Sam.
_Sympa.
Ils fermèrent les volets pour garder la chaleur à l'intérieur et allumèrent les radiateurs.
_Vous croyez que c'est la fin du monde ? demanda Sam, le visage emplit de terreur, les yeux pleins de larmes.
_Non, bien sur que non, répondit Roy. C'est juste une tempête de neige sur un village du sud-ouest de la France, en bord de mer en plein mois de juillet. Tu vois quelque chose d'anormal là dedans toi ?
_Hum... fit la fille avec un petit sourire en coin.
_Bon, je pense que nous allons être coincés ici pendant un moment, alors si tu sortais tes jeux de société, lança Roy. Tu as des jeux de société au moins ?
_Bien sur ! Vous voulez quoi ? Monopoly, Bonne p...
_Amène le Monopoly, la coupa Julia.
Ils commencèrent donc à jouer. David gagna plusieurs parties à la suite et les autres le soupçonnèrent de tricher, surtout qu'il faisait la banque. Roy explosa :
_Ca suffit, tricheur ! Tu te sers dans la banque !
_Tu dis ça parce que tu fais toujours faillite le premier ! Tu n'es qu'un mauvais perdant ! répliqua David.
_Vas-y, répète un peu !
_Je te frappe pas parce que t'es mon ami.
_Je suis pas ton ami moi, connard !
_Eh ! Oh ! On se calme les gars, vint s'interposer Guillou.
_Ouais ! Vous battez pô pour un jeu, ajouta Mike.
_On change de jeu, Sam va tout de suite chercher la Bonne Paye.
_On dit "s'il te plait" ! Et si c'est pour que l'autre con triche, c'est pas la peine, lança Roy.
_J'ai des cartes, on peut jouer à la belote, se risqua Sam.
_Non ! Je veux faire une bonne paye ! hurla Julia en détachant chaque mot.
_Mais tu n'es pas seule, dit Mike.
_Très bien, alors pour la belote, levez la main !
Tous sauf elle levèrent la main.
_Je vois, je ne suis pas aimée ici !
Roy approuva d'un signe de la tête.
_Je t'ai vu Roy ! Puisque que c'est comme ça, je me tire !
Elle ouvrit la porte et fut propulsée par un vent puissant à l'intérieur.
Elle se releva tant bien que mal.
_Finalement je vais peut-être rester. On la fait cette belote ?
Sam apporta les cartes et tous se mirent en équipe de deux. Comme ceci engendra des disputes, Sam dit à Guillou, Mike et Roy de prendre un papier, disposé dans un chapeau, où été écrit les noms de Julia, Sam et David. Guillou fut avec Julia, Mike avec Sam et, comble du malheur pour Roy qui se trouva avec David.
_Chouette, fit Roy sur un ton de faux bonheur.
_J'suis pas content non plus d'être avec toi, grosse tache.
_Mais toi, je m'en tape.
_Ta gueule, gros bouffon.
Sur ces paroles, Roy sauta à la gorge de David et lui envoya un crochet dans la mâchoire, suivi d'un autre, et encore un. David se dégagea en donnant un coup de genou dans le ventre de Roy qui tomba au sol, le souffle coupé. Il s'apprêta à fondre sur son adversaire, mais Guillou l'attrapa par les cheveux et lui envoya la tête dans le mur. Roy s'était relevait et décrocha un coup de poing dans les côtes de David qui s'écroula, puis le roua de coups de pieds au sol. Mike et Guillou, voyant l'ampleur du désastre, sautèrent sur Roy pour le plaquer à terre.
_Lâchez-moi merde ! J'vais le buter !
A ce moment précis, la lumière s'éteignit.
_C'est quoi encore ce bordel ? lança Roy.
_Ta gueule, se fit entendre la voix de David.
_T'en veux encore ?
_Trouve-moi avant !
_Arrêtez les garçons, vous êtes débiles ! dit Julia.
_Je vais appeler ma mère pour savoir où elle met les bougies.
Quelques bips se firent entendre puis une lumière verte bougea.
_Mince, le réseau est coupé.
Sam partit à la recherche des bougies à la lumière de son portable et revint quelques minutes plus tard avec plusieurs d'entre elles allumées.
_On va peut-être pouvoir commencer à jouer maintenant ?
Ils jouèrent pendant un bon moment. Roy et David, qui passaient leur temps à se disputer, ne gagnèrent aucune partie.
Vers neuf heures, ils commencèrent à être affamé, aussi Sam, aidée de tous les autres se mirent à préparer quelques petites collations. Après un repas très léger, ils préparèrent les lits. Sam, accompagnée par Roy préparèrent le lit des parents de la jeune fille, tandis que les autres firent le clic-clac du salon et le lit de Sam.
_Euh... Sam... commença Roy.
_Hum ?
_Je... C'est que... Enfin... Est-ce que... Je me demandais si...
_Sam ! appela Julia en faisant irruption dans la chambre, une bougie à la main. Il manque un lit. Tu as deux lits de deux personnes et ton lit qui est pour une seule. Ca fait cinq places. Mais nous sommes six...
_Tu as raison, je dois avoir un lit de camp quelque part, j'arrive.
_Je t'attends au salon.
_Tu essayais de me dire quelque chose Roy ?
_Qui ? Moi ? Non, non ! Vas vite, tu es attendue...
Sam sortie de la chambre. Aussitôt eut-elle passé le seuil que Roy s'effondra sur le lit.

_Merci pour le lit de camp, fit Julia. Je dit qu'on ne devrait pas dormir en mixte, on fait fille avec fille et gars avec gars...
_Non, on fait comme on veut, fit David en regardant la poitrine de Sam, de la bave à la commissure des lèvres.
_Je suis d'accord avec toi, tête de n½ud ! ajouta Roy en lui donnant une tape qui se voulait faussement amicale dans le dos.
_Va te faire...
_Eh ! Vous allez pas remettre ça, questionna Mike. Si possible, j'aimerais dormir seul.
_Idem, demanda Guillou.
_David ? demanda Julia, voyant que Sam et Roy avaient déjà convenu de dormir ensemble.
_Et bien, fit-il peiné, je pense que je n'ai pas le choix si je ne veux pas pioncer à même le sol...
ils se couchèrent donc, comme ils avaient choisi.
_Sam ? appela Roy dans le noir.
_Quoi ?
_Tu dors ?
_Oui, et c'est pour ça que je te réponds, répondit-elle à voix haute.
_Ah ! Pardon, bonne nuit.
_Qu'est-ce que tu veux ?
_Je voulais te demandais... il prit une profonde inspiration, si tu voulais bien sortir...
_MERDE ! cria David. Y'EN A QUI VEULENT DORMIR ALORS LA FERME !
_Ta gueule toi-même, bouffon, répondit Sam. Si t'es pas content tu dors dehors ! C'est clair ? Et toi, Roy, finis !
_Hein ?
_Tu as dit : "je voulais te demander si tu voulais sortir..."
_Sortir... Sortir... Le traversin... Oui, parce que je dors à plat d'habitude alors...
Elle ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase et plongea sur ses lèvres. Elle chercha sa langue puis ils s'engagèrent dans une long et savoureux baiser.
_J'accepte. Bonne nuit, Roy.
_Bonne nuit.
Il la serra dans ces bras, tout contre son c½ur, tandis que dehors, dans le vent, dans le froid, plus rien ne bougeait.
Les jours se succédèrent ainsi, dans une tempête atroce au dehors. Rien ne semblait pouvoir la stopper. Dans la maison, quelques tensions émergèrent, notamment entre David et Roy, où leur haine mutuelle ne faisait que s'accroître au fil des heures passées l'un à côté de l'autre. Mais Julia aussi commençait à être le sujet de l'énervement général. A force de vouloir faire le chef, elle n'a réussit qu'à obtenir une mutinerie. Bref, les liens d'amitié n'étaient pas au beau fixe. Il n'y avait que Guillou et Roy pour rester imperturbable et proche l'un de l'autre.
Un matin, quand Roy se leva, il fut forcé de constater qu'il n'y avait plus rien à manger. Aussi, il décida de partir, accompagné de Guillou qui refusait que son ami y aille seul, au magasin le plus proche. Ils se préparèrent donc tous deux à cette expédition.
Les deux garçons marchaient avec peine. Le vent était fort et ils devaient hurler pour s'entendre. La neige était montée très haut, ils avaient même dut sortir par la fenêtre du grenier car la porte était bloquée. Ils mirent près de deux heures pour faire à peine cinq cent mètres.
Ils arrivèrent enfin au supermarché. Un homme d'une quarantaine d'année environ s'approcha d'eux.
_Bonjour, nous venons chercher à manger, mais nous n'avons pas d'argent.
_Ce n'est pas grave, vous voyez toutes ces personnes, elles n'ont pas d'argent non plus, et je ne les laisse pas mourir de faim dans mon magasin. Il faut s'entraider en temps de crise. Servez-vous.
_Merci.
_Vous habitez loin ? Restez donc ici.
_Non merci, on est attendu. Nous sommes chez une amie à cinq cent mètres d'ici.
Ils prirent donc tout ce dont ils avaient besoin, sans trop se charger inutilement. Sur le retour, Roy se sentit suivit, il tenta tant bien que mal d'accélérer le pas, mais c'était chose impossible dans cette neige.
Ils rentrèrent par la fenêtre du grenier qui était à présent à moitié recouverte.
Après un petit repas, Roy et Guillou se reposèrent.
Quand Roy se réveilla, il comprit tout de suite que quelque chose clochait. En effet, la maison était silencieuse, trop silencieuse. Et la raison de tout cela était un homme qui, un couteau à la main menaçait ses amis. Il se dépêcha de réveiller Guillou sans que le preneur d'otage ne l'entende. Tous deux arrivèrent derrière lui, et lui attrapèrent les bras. Le couteau tomba, aussitôt récupéré par Mike. Il l'attachèrent et le bâillonnèrent. Sam fondit en larme. Roy la serra contre son c½ur.
Le lendemain, ils furent tous réveillés par le brouhaha mené par leur agresseur, dans son coin. Roy s'en approcha et lui asséna un coup de poing dans la mâchoire. Ce geste eut pour effet de calmer l'indésirable.
_Ecoutez, fit Mike.
_Mais j'entends rien, dit Julia.
_Si tu fermais ta gueule, grosse vache, on entendrait mieux ! cria Roy, ce qui eut pour effet de faire s'esclaffer l'homme dans son coin.
Roy se rapprocha de lui et leva son poing, l'autre se stoppa aussitôt.
_Il n'y a plus de vent, reprit Mike comme si de rien était, donc plus...
_De tempête, termina Guillou.
_Mmmmmmmmmmmmh, fit l'homme.
Mike lui enleva son bâillon.
_Je peux partir alors ?
Mike lui remit son bâillon.
Roy alla au grenier, mais il leur était maintenant impossible de sortir. la neige recouvrait la fenêtre. Il eut alors une idée.
_Sam va chercher des gants, Mike détache l'autre taré. 2coutez-moi, pauvre tache, vous allez nous aider, et vous n'avez pas le choix. Vous allez creuser la neige à partir de la fenêtre du grenier, c'est clair ?
_Si je refuse ?
Roy montra le couteau et le pointa vers son adversaire.
_Ok ! Je vais le faire.
Il creusa donc jusqu'à la surface.
_Bonne nouvelle : la tempête est terminée. Mauvaise nouvelle : vous êtes enfermés.
Il reboucha le trou et s'en alla dans un rire machiavélique.
_P'tain, j'hallucine ! hurla Mike.
_En plus je suis claustrophobe, ajouta Julia.........


Brandon jeta le livre "Tempête de neige sur Andernos" de l'autre côté de sa chambre.
_Mais il est nul ce livre ! L'histoire n'a pas de sens, les personnages sont cons... Et puis c'est quoi ce tueur qui arrive d'on ne sait où ?
Il sortit de sa chambre pour aller voir ses amis.
Pendant ce temps la météo annonçait :
_Attention, avis de tempête, fortes bourrasques de vents, chutes de neiges...


FIN
2000

# Posté le mardi 04 juillet 2006 15:24

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 16:48

ce que j'apellerais "petit plus"


les "petits plus" sont des histoires écrites comme ça, au fil de ma plume, un jour, une heure où je n'avais rien à faire, un moment d'égarement où mon imagination a prit le dessus sur ma raison. Bref, ces histoires n'ont parfois pas de sens, rien ne les raccroche à rien, juste des bribes d'histoire sortit de mon imagination grâce à une plume qui n'en fait qu'à sa tête. Des moments à consommer sans modération...


Je rentre dans la salle de cours, la mine triste, le regard vide, emprunt à une fatigue insoutenable. Mon sac en bandoulière me fait atrocement souffrir au dos. La professeur me regarde, me sourit. Je détourne les yeux et trouve une place pour m'asseoir. Mes amis rentrent ensuite, souriant, rigolant. Ils sont heureux. Je suis assis, je sors mes affaires, sachant parfaitement qu'aujourd'hui nous n'allons pas travailler. Enfin elle entre. J'observe ses cheveux d'un blond intense. Elle sourit. Elle regarde son amie, lui dit quelque chose et rigole. Puis, son regard balaye la salle et croise le mien, je détourne les yeux comme précédemment avec la prof. Mais cette fois, ce n'est pas par désinvolture mais par gène. Elle avance, tire une chaise, s'assoit. Je range mes affaires, sort mon livre. Mes amis préparent le jeu de cartes, je leur dis que je ne joue pas. Je vais dans un coin de la pièce, m'assois, ouvre mon livre et lis. Soudain, je sens une présence à mon côté, je détache mes yeux du livre, lève la tête et vois la prof. Elle me tend un panier de gâteaux faits par les autres élèves. Je refuse. Elle part, je reprends ma lecture. Quelques minutes plus tard, une nouvelle personne est auprès de moi. Je lève la tête et attrape un tournis qui me donne la nausée. Elle est là, près de moi, me regarde, me demande si elle peut se mettre là. Je réponds oui en me levant, pose mon livre, tire une chaise pour elle et retourne à ma place. Je la regarde, elle me regarde. Je suis subjugué par sa beauté. Elle me dit quelques chose, je n'entends, je n'écoute pas. Soudain, je sens la chaleur me monter aux joues quand la phrase fatale est prononcée. Je sais que je rougis, elle le voit. Elle cherche mon regard mais ne le trouve pas. Je veux lui répondre mais ne le peux. J'ouvre la bouche mais aucun son n'en sort. Alors elle se lève, me dit que ce n'est pas grave, se tourne. Je me lève à mon tour, lui attrape l'avant-bras. Elle fait demi-tour et est face à moi. Alors, rassemblant toutes mes forces je réponds oui, d'une voix suraiguë. Elle sourit, ses yeux bleus pétillent. Je les regarde, m'y noie. Elle approche son visage du mien, ferme les yeux. Ses lèvres touchent les miennes et notre baiser ne dur qu'une poignée de secondes. Je la lâche, elle repart, heureuse. Je retrouve le sourire, vais voir mes amis, leur demande de jouer avec eux. Ils acceptent, la journée est parfaite.

16/11/2004

# Posté le samedi 08 juillet 2006 12:13

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 15:46

petit plus 2

Je marche seul, dans la rue menant à chez moi. Le ciel est gris, la pluie tombe drue, le vent est glacial. J'ai beau mettre ma capuche, la serrer au maximum, elle ne tient pas. Ma tête est détrempée, mes cheveux sont glacés, mon manteau, complètement imbibé, semble peser une tonne, sans parler de mon sac qui m'assiège de douleur. J'avance, lentement, sujet au froid intense qui traverse mon corps de part en part. Cette journée ne peut-être pire. Elle avait déjà mal commencée, avec des heures de cours pénibles, malgré la gentillesse hypocrite des professeurs en cette veille de vacances. On est vendredi, il est quinze heures, j'ai raté mon bus, je rentre à pieds sous une pluie battante. Je me sens minable. On me prend pour un optimiste, toujours souriant, mais pourquoi sourire ? Elle ne me voit même pas. Je l'ai longuement observé ce matin, elle paraissait bien avec lui. Ils riaient ensemble, je pleurais tout seul. Que lui trouve-t-elle ? J'ai envie de le frapper à chaque fois qu'il la touche. Soudain une voix mélodieuse m'appelle, me sortant doucement de ma torpeur. Je me retourne, elle est là. Comment est-elle venue ? Comment se fait-il qu'elle soit là ? Elle me rappelle. Je m'avance vers elle. Je la regarde, elle me regarde, et cela dur une éternité. Ses cheveux d'or sont collés à son visage d'ange, ses habits trempés moulent les formes de son corps. Cette vue me prouve que la beauté est de ce monde. Je regarde à gauche, à droite, aperçois un arrêt de bus, lui dis de venir. On se met à l'abris. Elle me parle, cherche mon regard, je détourne les yeux, rouge comme une pivoine, pensant à l'amour que je lui porte en secret. Et là, elle me pose la question que j'attendais sans y croire. Je me lève, lui demande ce qu'en pense son petit ami. Elle me dit que ce n'est qu'un ami et mon c½ur chavire. Elle s'approche. Je crois rêver. Je me pince les mains derrière mon dos, non je suis éveillé. Mes lèvres touchent les siennes, et, à côté de mon oreille, une sonnerie stridente se met à hurler. J'ouvre un yeux, je suis dans le noir. Je tends la main sur le côté, éteins mon réveil, ce gardien de prison venu me chercher pour me ramener dans ma cellule de malheur et de désespoir. Tout n'était qu'illusion, une chimère. Je me lève, me prépare, vais prendre mon bus pour commencer une nouvelle journée d'un quotidien monotone de mon existence sans couleur.

18/12/2004

# Posté le samedi 08 juillet 2006 12:14

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 15:46

petit plus 3

Bon ok, c'était un peu gnangnan, mais je l'ai dit précédemment c'est du n'importe quoi... Aller, retour au source...

Une journée comme tant d'autres venait de s'achever. Il n'en pouvait plus de cette routine quotidienne. Il se coucha et s'endormit presque aussitôt.
Le lendemain, il se réveilla au son du réveil, comme d'habitude, se prépara, comme d'habitude, sortit de chez lui, comme d'habitude et... vit que quelque chose n'était pas "comme d'habitude". Dehors il n'y avait personne. Pas un homme, pas une femme. Personne. Pas d'animaux, pas de bruit, pas de vent. Rien. Même dans ses pires cauchemars, rien n'était pire. Il s'avança dans cette rue dénuée de vie. Il vit soudain une ombre sur un mur. Il scruta les alentours et s'aperçut qu'au lieu d'ombre, il s'agissait d'une silhouette humaine sur un mur. Il avait vu pareille chose dans un documentaire sur Hiroshima à la télévision. Et le pire scénario catastrophe se mit en place dans son esprit. Lecteur avisé et fan de science fiction, il avait déjà lu des tas d'histoire à dormir debout. Mais si tout cela venait de se réaliser ? Une bombe atomique venait d'exploser dans sa ville. Mais alors pourquoi avait-il survécu ? Il continua à penser tout en s'enfonçant de plus en plus vers le centre-ville.
Quand il y arriva, il ne comprit pas tout de suite ce qui se passait. Devant lui, des créatures difformes attendaient. Elles le regardaient avec insistance tandis qu'il les fixait, abasourdi. Et, d'un coup, sans qu'il ne comprenne pourquoi, elles se prosternèrent. Il écarquilla les yeux avec tant de force, qu'il crut qu'ils allaient s'exorbiter. L'une d'elles s'approcha et émit un son. Aussitôt, un tas de pensée traversa son esprit, il prit un bout de peau de son cou et s'arrache son visage. Une tête difforme apparut. Les autres baissèrent la tête de plus belle. Il émit un son, les autres se relevèrent. Ils grimpèrent dans leur vaisseau et repartirent vers leur planète d'origine, laissant la Terre sans vie.

2005

# Posté le samedi 08 juillet 2006 12:16

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 15:47

Jeux dangeureux

Jeux dangeureux
retour aux histoires "normales". Petit avertissement sur les jeux vidéos, gniark ! ! ! ! !


On m'a toujours dit de ne pas jouer trop longtemps ni trop souvent aux jeux vidéo. On me disait que ça rendait aveugle, sourd, ou même fou... Seulement voilà, un adolescent n'a pas écouté les mises en gardes de ses parents, ni lu les avertissements sur les notices de jeux. Et voici son histoire...

David était un fondu de jeux vidéo. Il avait 15 ans et passait ses journées dans la salle de jeu de Tolling-city, la ville où il habitait. Que ce soit en action, en réflexion, en aventure, en RPG, en sport ou en shoot il détenait tous les records.
Il n'y avait qu'un jeu pour lui résister. Sur le box était écrit en lettres capitales rouges : "UNE SURPRISE ATTENDS CELUI QUI TERMINERA LE JEU EN PREMIER".
David n'y arrivait pas. Pourtant, tous les jours, de l'ouverture à la fermeture de la salle, il y jouait. Il était en vacances d'été et comptait bien le finir pour la rentrée. Il était bloqué au dernier boss. Un mélange de jeux ultra-connus : "Dino Crisis", "Resident Evil", Rainbow Six", le tout formé comme un RPG.
On commence l'aventure en choisissant son équipe d'anti-terroristes ("Rainbow Six"), mais, trahi par quelqu'un de la base, on est envoyé sur une île infestée de dinosaures ("Dino Crisis"), après maintes péripéties, on trouve un bateau sur la côte. Le prenant, on fait route pour retourner au bercail. Le seul problème est que virus mortel a été lâché dans la ville, transformant tous les habitants en zombies assoiffés de sang ("Resident Evil"). Pour arrêter le fléau, il faut détruire le créateur de ces monstres, un général s'étant injecté une dose énorme de virus, et étant devenu un monstre géant, très puissant, très intelligent, sachant utiliser des armes.
David en était à ce boss.
Un jour, trois amis vinrent le voir pour le sortir de devant l'écran.
_Yo, Dav ! Ramène-toi ! On va traîner un peu ! c'était John. Il était accompagné de Jennifer et de Samuel.
_Attendez, j'ai presque fini.
Et en effet, comme si le jeu avait attendu que les trois amis arrivent, le boss devint si simple à battre que David se demanda si ce n'était pas lui qui était trop nul, Le mot FIN s'afficha à l'écran. Tout devint noir autours des quatre adolescents et ils tombèrent à la renverse.
Quand ils se réveillèrent, Ils étaient assis à une longue table rectangulaire. Au bout se trouvait un homme mince, d'environ un mètre soixante-dix-sept, les cheveux blonds noués en un long catogan, portant deux étoiles d'argent sur chaque épaulette de son uniforme bleu azur. C'était un général.
_Très bien, Colonel, maintenant que vous avez choisi votre équipe vous partirez dans trente minutes.
Exactement trente minutes plus tard, ils se retrouvèrent dans un hélicoptère, direction l'Afghanistan. David commença à comprendre certaines choses mais priait pour se tromper. Soudain, l'hélicoptère s'écrasa sur une île à priori déserte. Le pilote mourut sur le coup.
_Que se passe-t-il ? dit John.
_J'espère me gourer mais je pense que nous nous trouvons dans le jeu que je viens de terminer !
A ce moment un rugissement féroce se fit entendre et David sut qu'il ne se trompait pas. Et même Samuel, John et Jennifer, qui n'avaient jamais joué au jeu, surent qu'il ne se trompait pas.
_Chargez vos armes ! cria David.
Il avait raison, car à peine eut-il finit sa phrase qu'un troupeau de vélociraptors apparurent et sautèrent sur les membres de l'équipe.
_En cercle ! hurla-t-il.
Aussitôt, tous ceux qui étaient encore en vie se mirent dos à dos et tirèrent.
Jennifer vit un homme se faire étriper, un autre se faisait arracher la carotide dans des gerbes de sang impressionnantes. Elle fut aussitôt prise de nausée et rendit son déjeuner à ses pieds. Alors le cri plus puissant se fit entendre à nouveau. Les raptors levèrent la tête à l'unisson, certains d'entre avec des lambeaux de chairs accrochés aux dents, et se mirent à courir. David ne savait que trop bien pourquoi. En effet le roi de ces animaux préhistoriques n'allait pas tarder à arriver. Le tyrannosaure courut vers eux en hurlant. Il vit tout de suite les petits lézards qui couraient à ses pieds. Il baissa la tête et en attrapa un. Il l'envoya en l'air avant de le rattraper et de l'avaler tout entier. Les hommes survivants se mirent à courir pour se cacher. Le T-rex fondit sur eux et en déchiqueta un entre ses dents acérées puis en écrasa un autre qui resta collé à son pied pendant plusieurs pas. David et les autres allèrent le plus loin possible mais un raptor qui n'avait pas fuit sauta sur Samuel.
_SAAAAMM ! ! ! ! ! ! NOOOOONNNN ! ! ! ! ! ! hurla Jennifer.
_Laisse le et court. Il va revenir à la fin du jeu... dit David... Je crois, ajouta-t-il pour lui-même.
Le raptor arrachait des bouts de chair avec ses griffes. Samuel hurlait, il ressentait la douleur dans tout son corps. Le dinosaure lui croqua la gorge et l'adolescent se tut pour toujours. Le T-rex, encore occupé à poursuivre les petits monstres, ne les vit pas partir.
Après un long moment de course, ils trouvèrent un hélicoptère. Ils montèrent dedans.
_Bien, dit David. Faisons les comptes. Combien reste-t-il de personnes ?
Il compta neuf hommes dont Jennifer, John et lui-même.
_Est-ce que quelqu'un sait piloter un engin comme celui-ci ?
L'un des soldats s'approcha.
_Moi je sais, mon Colonel.
_Alors ramenez-nous à la maison !
_Très bien, mon Colonel.
Ils décolèrent tant bien que mal et volèrent tranquillement. Quelques soldats avaient fermé les yeux et semblaient paisibles. Mais David savait que rien n'était terminé...
_On arrive, mon Colonel. Mais je ne comprends pas, la ville semble en piteux état. Il y a des voitures en feu, certains lampadaires sont éteints, aucune maison n'est éclairée et il y a beaucoup de sang au sol. Dois-je me poser ?
_Il faut que l'on aille à la base pour arrêter tout ceci. Mais attention, la ville est infestée de... Mort-vivants !
Ils se posèrent, descendirent de l'appareil et rechargèrent leur arme. En chemin, ils croisèrent plusieurs zombies et quelques soldats moururent. Le pire arriva en fin de journée, quand ils arrivèrent devant la base. Ils n'étaient alors plus que quatre. Une dizaine de zombies étaient là. C'était des soldats. Ils attaquèrent ce qu'ils prenaient pour de la viande fraîche. John tomba et trois monstres se penchèrent pour le dévorer. Ils lui creusèrent le ventre et mangèrent ses boyaux. Un autre lui dévora le bras avec des giclées de sang. Jennifer hurla et s'effondra à genoux. Puis elle prit son arme et tira toutes les balles que contenait son chargeur. Elle tua tous les zombies mais aussi le dernier soldat qui était en vie. Elle continua à tirer dans le vide, les larmes aux yeux. David s'approcha et baissa ses mains.
_Ça va aller ?
_Je l'aimais, David. C'est tout de ta faute ! Je te hais ! Toi et ton adoration pour les jeux vidéos. Pourquoi tu nous as embarqués dans cette histoire ? Je te hais ! JE TE HAIS ! ! !
Puis elle s'écroula dans ses bras.
_Désolée. Je voulais pas dire ça.
_Non. Ne t'excuse pas ! Tu as tout à fait raison. C'est ma faute.
_De toute façon tu as dit qu'il reviendrait à la fin du jeu alors je le reverrais. Allons-y et n'en parlons plus.
Ils entrèrent dans la base et la traversèrent sans aucun danger. « Bizarre. Ce n'était pas comme ça dans le jeu. » pensa David, mais il n'en pas un mot à Jennifer. C'est seulement dans l'avant dernière salle que le mal se trouvait. Et même David ne se doutait pas de ce qu'il vit. John se trouvait à la tête d'une horde de zombies.
_John ? demanda Jennifer. Tu es là ?
Elle s'approcha et remarqua qu'il lui manquait un bras. Il s'approcha à son tour et tendit son bras vers elle. David la tira en arrière.
_Nous devons passer cette porte !
_Mais... Vas-y ! Je vais les retenir.
_Je peux pas te laissait seul.
_Fous le camp, merde ! Hé ! John ! Tu veux ton casse-croûte ? Amène tes potes, j'vous invite à bouffer !
David fonça vers la porte et passa de l'autre côté. Il entendit des coups de feu puis des hurlements. Il voulut aller la secourir mais la porte était fermée. La salle était la salle de briefing. Le général-zombie était là. Ses cheveux étaient toujours coiffés en catogan mais son visage avait changé. Sa peau avait en parti disparut, laissant place à un crâne couvert de sang coagulé. Son corps habillé de lambeau de vêtements était en état de putréfaction. Il tenait un colt dans chaque main. Il les leva et commença à tirer. David plongea sous la table. Il rechargea son arme, sortit de sa cachette et tira une rafale dans l'estomac visible du monstre. Celui-ci s'approcha et sauta sur David qui évita le coup et tira dans la tête. Rien ne se produisit. Il venait de s'apercevoir que, comme tout bon soldat, il avait une grenade accrochée à son gilet pare-balles. Celle-ci était sa dernière chance. Il la dégoupilla et l'enfonça dans la bouche du zombie. Sa tête explosa. Puis tout tourna autour de lui. Il s'évanouit pour se réveiller sur le sol de la salle de jeux. Mais ces amis n'y étaient pas.

Aujourd'hui, David est dans un hôpital psychiatrique. Il a juré de ne plus toucher un seul jeu de sa vie. Le jeu qui a causé tant de déboires David est retourné chez son créateur où il a été détruit. Vous vous demandez comment je sais tout cela ? Et bien parce que David, c'est moi !

Fin
2004
arder à arriver. Le tyrannosaure courut vers eux en hurlant. Il vit tout de suite les petits lézards qui couraient à ses pieds. Il baissa la tête et en attrapa un. Il l'envoya en l'air avant de le rattraper et de l'avaler tout entier. Les hommes survivants se mirent à courir pour se cacher. Le T-rex fondit sur eux et en déchiqueta un entre ses dents acérées puis en écrasa un autre qui resta collé à son pied pendant plusieurs pas. David et les autres allèrent le plus loin possible mais un raptor qui n'avait pas fuit sauta sur Samuel.
_SAAAAMM ! ! ! ! ! ! NOOOOONNNN ! ! ! ! ! ! hurla Jennifer.
_Laisse le et court. Il va revenir à la fin du jeu... dit David... Je crois, ajouta-t-il pour lui-même.
Le raptor arrachait des bouts de chair avec ses griffes. Samuel hurlait, il ressentait la douleur dans tout son corps. Le dinosaure lui croqua la gorge et l'adolescent se tut pour toujours. Le T-rex, encore occupé à poursuivre les petits monstres, ne les vit pas partir.
Après un long moment de course, ils trouvèrent un hélicoptère. Ils montèrent dedans.
_Bien, dit David. Faisons les comptes. Combien reste-t-il de personnes ?
Il compta neuf hommes dont Jennifer, John et lui-même.
_Est-ce que quelqu'un sait piloter un engin comme celui-ci ?
L'un des soldats s'approcha.
_Moi je sais, mon Colonel.
_Alors ramenez-nous à la maison !
_Très bien, mon Colonel.
Ils décolèrent tant bien que mal et volèrent tranquillement. Quelques soldats avaient fermé les yeux et semblaient paisibles. Mais David savait que rien n'était terminé...
_On arrive, mon Colonel. Mais je ne comprends pas, la ville semble en piteux état. Il y a des voitures en feu, certains lampadaires sont éteints, aucune maison n'est éclairée et il y a beaucoup de sang au sol. Dois-je me poser ?
_Il faut que l'on aille à la base pour arrêter tout ceci. Mais attention, la ville est infestée de... Mort-vivants !
Ils se posèrent, descendirent de l'appareil et rechargèrent leur arme. En chemin, ils croisèrent plusieurs zombies et quelques soldats moururent. Le pire arriva en fin de journée, quand ils arrivèrent devant la base. Ils n'étaient alors plus que quatre. Une dizaine de zombies étaient là. C'était des soldats. Ils attaquèrent ce qu'ils prenaient pour de la viande fraîche. John tomba et trois monstres se penchèrent pour le dévorer. Ils lui creusèrent le ventre et mangèrent ses boyaux. Un autre lui dévora le bras avec des giclées de sang. Jennifer hurla et s'effondra à genoux. Puis elle prit son arme et tira toutes les balles que contenait son chargeur. Elle tua tous les zombies mais aussi le dernier soldat qui était en vie. Elle continua à tirer dans le vide, les larmes aux yeux. David s'approcha et baissa ses mains.
_Ça va aller ?
_Je l'aimais, David. C'est tout de ta faute ! Je te hais ! Toi et ton adoration pour les jeux vidéos. Pourquoi tu nous as embarqués dans cette histoire ? Je te hais ! JE TE HAIS ! ! !
Puis elle s'écroula dans ses bras.
_Désolée. Je voulais pas dire ça.
_Non. Ne t'excuse pas ! Tu as tout à fait raison. C'est ma faute.
_De toute façon tu as dit qu'il reviendrait à la fin du jeu alors je le reverrais. Allons-y et n'en parlons plus.
Ils entrèrent dans la base et la traversèrent sans aucun danger. « Bizarre. Ce n'était pas comme ça dans le jeu. » pensa David, mais il n'en pas un mot à Jennifer. C'est seulement dans l'avant dernière salle que le mal se trouvait. Et même David ne se doutait pas de ce qu'il vit. John se trouvait à la tête d'une horde de zombies.
_John ? demanda Jennifer. Tu es là ?
Elle s'approcha et remarqua qu'il lui manquait un bras. Il s'approcha à son tour et tendit son bras vers elle. David la tira en arrière.
_Nous devons passer cette porte !
_Mais... Vas-y ! Je vais les retenir.
_Je peux pas te laissait seul.
_Fous le camp, merde ! Hé ! John ! Tu veux ton casse-croûte ? Amène tes potes, j'vous invite à bouffer !
David fonça vers la porte et passa de l'autre côté. Il entendit des coups de feu puis des hurlements. Il voulut aller la secourir mais la porte était fermée. La salle était la salle de briefing. Le général-zombie était là. Ses cheveux étaient toujours coiffés en catogan mais son visage avait changé. Sa peau avait en parti disparut, laissant place à un crâne couvert de sang coagulé. Son corps habillé de lambeau de vêtements était en état de putréfaction. Il tenait un colt dans chaque main. Il les leva et commença à tirer. David plongea sous la table. Il rechargea son arme, sortit de sa cachette et tira une rafale dans l'estomac visible du monstre. Celui-ci s'approcha et sauta sur David qui évita le coup et tira dans la tête. Rien ne se produisit. Il venait de s'apercevoir que, comme tout bon soldat, il avait une grenade accrochée à son gilet pare-balles. Celle-ci était sa dernière chance. Il la dégoupilla et l'enfonça dans la bouche du zombie. Sa tête explosa. Puis tout tourna autour de lui. Il s'évanouit pour se réveiller sur le sol de la salle de jeux. Mais ces amis n'y étaient pas.

Aujourd'hui, David est dans un hôpital psychiatrique. Il a juré de ne plus toucher un seul jeu de sa vie. Le jeu qui a causé tant de déboires David est retourné chez son créateur où il a été détruit. Vous vous demandez comment je sais tout cela ? Et bien parce que David, c'est moi !

Fin
2004

# Posté le samedi 08 juillet 2006 12:20

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 15:47