mes histoires


il y en aura pour tous les gouts,
pour tout le monde,
j'espère que chacun y trouvera un petit quelque chose, une petite émotion.
Dites moi ce que vous en pensez aussi, ça peut aider à m'améliorer...
Merci a tous...
# Posté le dimanche 25 juin 2006 10:10
Modifié le lundi 03 juillet 2006 09:43

Car Crash

Car Crash
_Dépêchez vous on va les perdre !
_Chargez à deux cents !
_Charger !
_On dégage !
Electrochoc.
_Toujours rien !
_Deux cent cinquante !
_Charger !
_On dégage !
Electrochoc. Toujours ce sifflement aigu qui parvenait aux oreilles des médecins, signifiant que le patient était...

... Excédé de tous ceux qui ne savent pas conduire. Il fait n'importe quoi ce con ! Mais il va où ?
_Calme toi chéri.
John klaxonna.
_Bouge abruti ! hurla-t-il.
_Reste calme, papa, dit sa fille.
_Tu as raison, ma chérie, répondit John en tournant son visage vers ses filles.
Quand il reporta son attention sur la route il était trop tard. Il appuya le plus fort qu'il put sur la pédale de frein mais cela ne changea rien. Il heurta la voiture devant à pleine vitesse. Il regarda à son côté et vit...

... La voiture devant elle freinait. Enervé comme il était, il mit du temps à freiner et ne put rien faire, il donna un violent coup de volant et se retrouva déporté sur la voie voisine, où il heurta de plein fouet une voiture qui passait. Il vit à l'intérieur une femme qui tournait la tête dans sa direction, le regard effrayé. Il pensa ...

... Ô mon Dieu ! Il fait quoi lui ? Non ! Pas ça !
Elle vit la voiture se diriger droit sur elle. Elle tourna la tête vers son mari, il paraissait aussi apeuré qu'elle.
La voiture venait de les toucher. Ils décollèrent du sol pour se retrouver sur le toit. Puis, continuant la série de tonneaux, atterrirent sur une autre voiture, qu'ils écrasèrent. Elle vit une masse volait entre elle et son mari. C'était son bébé qui passait à travers...

... La vitre de la maison. Elle ne pensait pas qu'il s'énerverait à ce point. Elle vit son fiancé monter dans sa voiture et dévaler la rue à toute vitesse. Elle courut dans la chambre et pleura toutes les larmes de son corps. Elle était désolée, elle ne voulait pas qu'ils s'engueulent. Elle regrettait déjà...

...D'avoir pris l'autoroute. Il y avait devant lui un con qui roulait mal. Et c'était peu dire.
_Chérie ? Ca va ? demanda sa femme.
_Oui. Ne t'inquiète pas, répondit John.
La voiture devant allait de gauche à droite, puis de droite à gauche. John attendait simplement de pouvoir doubler. Il s'emporta :
_Putain, je suis...

... Sur que ce n'est pas une bonne idée de prendre l'autoroute, dit Samantha à son père. On devrait prendre par les petites routes.
_Mais non, tu vas voir. Aller, vas-y.
_Mais...
_N'ai pas peur, tout va bien se passer. Il faut bien que tu utilise ton permis. Et l'autoroute est une bonne expérience.
Soudain elle entendit un bruit de tôle froissée. Une voiture venait de tomber sur son toit. Elle leva la tête et ...

... Non je ne te trompe pas ! hurla Sylvain. Quand va-tu me croire ?
_Et le numéro que j'ai trouvé dans ton pantalon ?
_Mais c'est rien ça !
_Salaud ! J'en ai ras le bol de tes excuses à la con ! C'est toujours pareil avec toi !
_Très bien, j'me tire ! Ciao !
_Sale con !
Sylvain sortit en claquant la porte, monta dans sa voiture et partit en trombe. Il se dirigea vers l'autoroute. Il...

... Attacha le bébé du mieux qu'il put et monta à l'avant, à côté de sa femme.
_Il est bien attaché ? T'es sur ?
_Oui, ne t'inquiète pas. Aller, roule, qu'on arrive pas trop tard.
Ils partirent, direction l'autoroute. Ils avaient un long trajet à faire. Ils allaient...

... Chez mes parents, annonça John.
_Ouais ! éructèrent les filles. On va chez papi mamie !
_Aller, en voiture les enfants, dit leur mère. On passe par l'autoroute chéri ?
_Bien sur.
Ils montèrent tous dans la voiture et partirent. John comptait passer une bonne journée. Il regarda ses fille, leur sourit. Il entra sur l'autoroute. Il était heureux de revoir...

... Leur vieux amis. Cela faisait si longtemps. Ils allaient pouvoir leur montrer leur bébé. Leur amis allaient être si heureux. Ils ne se doutaient pas que, quelques minutes plus tard, ils seraient...

... Morts. Les médecins n'ont pu sauver qu'une personne. Le conducteur du premier véhicule. Il était totalement saoul et s'est endormi au volant. La deuxième voiture, composée d'un homme, une femme et deux filles, a était complètement écrasée par le choc frontal, aucun survivant, tous... broyés. L'homme du troisième véhicule a eu le mauvais réflexe de tourner. Il a percuté le quatrième véhicule et s'est retrouvait projeté hors de l'habitacle pendant la collision. Il à était écrasé par un poids lourd passant, dont le chauffeur à appelé les secours. La quatrième voiture était constituée d'un couple et d'un bébé. Après une série de tonneaux, la voiture s'est écrasée sur un cinquième véhicule. Les parents sont sûrement morts sur le coup. Le bébé a été retrouvé cinquante mètres plus loin. Les corps du cinquième véhicule n'ont pu être identifier, ils ont été écrasés. Il n'en reste rien.

FIN
2005
# Posté le dimanche 25 juin 2006 10:47
Modifié le dimanche 20 juillet 2008 15:43

Ma vie : par un modeste vampire.

Ma vie : par un modeste vampire.
Quand j'étais petit je rêvais de vampire, et pour ne rien vous cacher, j'en avais une peur bleue. Mais en même temps que cette peur, j'éprouvais une certaine fascination. Mes parents Me firent un jour un discours sur les vampires qui ne tenait pas la route. Ils m'apprirent que les vampires n'étaient pas méchants. En effet, me disaient-ils, les vampires sont comme nous, à part bien sur qu'ils vivent la nuit et se nourrissent de notre sang. Mais, disaient-ils encore, nous, nous mangeons bien des animaux. Les pauvres vaches, cochons, poulets et autres animaux qui n'ont rien demandé et qui, du jour au lendemain, sont emmenés à l'abattoir pour... enfin vous connaissez la suite. Après ceci, le discours sur la chance qu'ils avaient d'être immortels ne tarda pas à faire son apparition. Et enfin, pour finir, la fameuse phrase que tous les parents disent à leurs enfants : "Mais n'ai pas peur, les vampires n'existent pas". Mais moi je me suis toujours demandé pourquoi on savait tant de choses sur des êtres inexistants, tout droit sorti de l'imagination fertile de plusieurs cinéastes et écrivains. Si eux avaient fait des films ou écrit des histoires sur ces monstres, c'est qu'ils avaient eut une idée de départ. Mais cette idée, ils l'avaient sûrement trouvée quelque part. Et si ce "quelque part" avait été l'Histoire ou même des expériences vécues. Ou si ces cinéastes et écrivains étaient eux même des vampires ?
Puis, ma peur disparue et ma fascination pris le dessus. Je voulais en savoir plus. J'ai donc regardé tous les films, lu tous les livres qui traitaient de ces créatures. De Dracula à Buffy contre les vampires, tout y passa. Mais tout se contredisait. Alors je me suis lancé dans l'Histoire et ai appris l'existence du Compte Dracula de Transylvanie qui prenait un malin plaisir à faire souffrir ses victimes avec des manières toutes plus atroces les unes que les autres.
Au collège, on me prenait pour un fou. Je me poudrais le visage pour avoir l'air pâle, me badigeonnais les lèvres avec du rouge à lèvres couleur sang, me dessinait des cernes sous les yeux et, comble de tout, je m'étais acheté des fausses dents de vampire en plastique. Je refusais de boire de l'eau. Je jouais mon rôle au maximum, me mordant moi-même pour sucer mon propre sang. En me voyant ainsi costumé, les autres se moquaient de moi. Et moi je leur promettais de venir, une nuit où ils ne s'y attendraient pas, leur mordre le cou. Bien sur, ceci ne faisait qu'alimenter leur fou rire.
Arrivé au lycée, cette passion disparue. Il faut avouer que le délire du vampire ne fonctionnait pas du tout avec les filles. Et quand on est un garçon de seize, le plus important, la chose à laquelle on pense le plus, ce sont les filles. De plus, il s'est avéré que je n'avait pas d'ami. Oh ! Bien sur ceux qui m'avaient connu dans ma période "vampiresque" ne m'approchaient pas. Mais les autres, ceux qui ne me connaissaient ou reconnaissaient pas, voyant un garçon sérieux avec de bonnes notes, étaient proches de moi. Il faut dire qu'en oubliant le vampirisme je me suis ouvert aux autres. Enfin je parlais et rigolais avec les jeunes de mon âge. J'ai même réussi à avoir une copine. Puis une autre. Et encore une. C'était les meilleures années de ma vie.
J'ai bien dis les meilleures. Un jour tout a basculé. Un soir d'hiver, après les cours, je sortais du lycée, main dans la main avec ma nouvelle amie, dans la nuit, quand soudain un type nous a agressé. Il nous a sauté dessus, par derrière sans crier gare. L'étranger se rua sur ma copine. Je ne pouvais le laisser la tuer. Alors je l'ai attrapé par le bras pour essayé de le retenir. Il me repoussa avec une force extrême, m'envoyant m'écraser contre le mur le plus proche. A moitié assommé, je me relevai tant bien que mal pour retourner à l'assaut. Ma copine gisait au sol. Je ne savais si elle était morte ou simplement évanouie. En tout cas l'agresseur se penchait sur elle. De toutes mes forces, je lui assénai un coup de poing dans le dos pour si ce n'était le tuer, au moins l'assommer. Mais rien. Que pouvais-je faire, moi un adolescent de dix-sept ans, face à un adulte ? Il leva sa tête vers moi et son visage me frappa. J'eus l'impression de voir une photo de moi dans mes années folles. L'homme avait le visage pâle, des cernes sous les yeux et de grandes canines pointues et luisantes. Il se redressa et fondit sur moi. Je sentis ses dents se planter dans ma carotide. Un liquide chaud s'en écoula. Une douleur comme je n'en avais jamais imaginé me transperça de part en part. Je me sentis partir, aspiré par sa bouche. Puis plus rien.
En me réveillant, j'étais dans un lit douillé et chaud. Un visage se présenta devant moi. Je crus d'abord à un ange m'accueillant aux portes du Paradis. Mais non, il s'agissait juste d'une infirmière qui s'occupait de moi. Mon cou me faisait toujours aussi mal et je me sentais faible. Mes parents étaient près de moi, mais je ne voulais pas les regarder. Je ne sais toujours pas pourquoi d'ailleurs. On m'annonça que j'avais eu de la chance, on m'avait retrouvé avant que je ne perde tout mon sang. Je gisais dans la rue, baignant dans une marre de liquide rouge. J'étais resté dans le coma pendant deux jours. On m'annonça plus tard que ma petite amie allait bien, heureusement. Mais elle ne vint jamais me voir à l'hôpital. J'en conclus que c'était fini entre nous deux. C'est en partie pour cette raison quelle fut ma première victime. Mais j'y reviendrais plus tard.
Après plusieurs jours passés à l'hôpital en soins intensifs, je pus enfin sortir. Quel bonheur ce fut ! Mais ce bonheur fut de courte durée. En effet, je m'aperçu très rapidement que je ne supportais plus la lumière du soleil que je jugeais bien trop violente. Il m'était impossible de sortir en plein jour où ma peau me brûlait atrocement. Je restais cloîtré dans ma chambre, attendant la nuit pour me balader. Je fus réduit à dormir la journée. Mais ceci était le cadet de mes soucis. Le pire, il me semble, était mon inéluctable soif. J'avais beau boire des litres et des litres d'eau, j'avais toujours soif. Impossible d'étancher cette furie qui m'assécher le gosier rendant le passage des aliments difficile. Mais je connus aussi quelques côtés plutôt agréables. Pour une raison inexpliquée, chacun de mes sens s'était développé. Je voyais la nuit comme en plein jour, je sentais des choses que personne ne sentait, j'entendais les bruits que personne ne percevait. Mon agilité aussi s'était accrue. Je sautais beaucoup plus haut et tenais un équilibre quasi parfait.
Un jour, alors que ma mère avait préparer pour dîner des steaks bien saignants, la solution à ma soif m'apparut. A peine une goutte du sang de l'animal avait touché ma langue que je sentis une explosion dans ma bouche. Une sensation inexplicable m'envahi. Peu à peu la soif disparaissait et de plus en plus un goût prononcé pour le sang s'insinuait en moi. J'avais l'impression d'être devenu dépendant du sang, qui, tel une drogue, m'avait conquit corps et âme. Il m'apparut après ce repas que je ne pouvais m'en passer. Il me fallait ma ration quotidienne. Au début j'essayais d'attraper les oiseaux qui passaient près de ma fenêtre, mais ceci s'avéra très vite un défi bien trop difficile. C'est en promenant du côté de chez mon ex-copine qui l'idée me vint. C'est son sang que j'allais boire. Aussitôt dit, aussitôt fait. Sans faire de bruit je gravis le mur grâce à la gouttière pour arriver à sa chambre. Sa fenêtre, comme je m'en doutais, était entre ouverte. Elle avait la fâcheuse habitude de la laisser ouverte la nuit. Je l'ouvris donc et entra le plus silencieusement possible. Plus je m'approchais de son lit, plus mon c½ur battait fort et j'eus peur que le bruit ne la réveille. Quand je fus assez près, je lui écartai les cheveux traînant et mordit un grand coup sa jugulaire. Une sensation de complaisance m'envahi alors. La meilleure chose que je n'avais jamais goûté venait d'entrer dans ma bouche. Un véritable délice s'offrait à mes papilles. Ce soir là je tuai ma première personne. C'est là que j'ai compris que j'étais devenu ce dont j'avais tant rêvé.
Depuis des meurtres j'en ai commis plus d'un. Mais je ne suis pas méchant, je me nourris de votre sang. Vous, vous mangez bien des animaux. Les pauvres vaches, cochons, poulets et autres animaux qui n'ont rien demandé et qui, du jour au lendemain, sont emmenés à l'abattoir... Et si pour une fois les animaux c'était vous ?
Fin
2005
moi un adolescent de dix-sept ans, face à un adulte ? Il leva sa tête vers moi et son visage me frappa. J'eus l'impression de voir une photo de moi dans mes années folles. L'homme avait le visage pâle, des cernes sous les yeux et de grandes canines pointues et luisantes. Il se redressa et fondit sur moi. Je sentis ses dents se planter dans ma carotide. Un liquide chaud s'en écoula. Une douleur comme je n'en avais jamais imaginé me transperça de part en part. Je me sentis partir, aspiré par sa bouche. Puis plus rien.
En me réveillant, j'étais dans un lit douillé et chaud. Un visage se présenta devant moi. Je crus d'abord à un ange m'accueillant aux portes du Paradis. Mais non, il s'agissait juste d'une infirmière qui s'occupait de moi. Mon cou me faisait toujours aussi mal et je me sentais faible. Mes parents étaient près de moi, mais je ne voulais pas les regarder. Je ne sais toujours pas pourquoi d'ailleurs. On m'annonça que j'avais eu de la chance, on m'avait retrouvé avant que je ne perde tout mon sang. Je gisais dans la rue, baignant dans une marre de liquide rouge. J'étais resté dans le coma pendant deux jours. On m'annonça plus tard que ma petite amie allait bien, heureusement. Mais elle ne vint jamais me voir à l'hôpital. J'en conclus que c'était fini entre nous deux. C'est en partie pour cette raison quelle fut ma première victime. Mais j'y reviendrais plus tard.
Après plusieurs jours passés à l'hôpital en soins intensifs, je pus enfin sortir. Quel bonheur ce fut ! Mais ce bonheur fut de courte durée. En effet, je m'aperçu très rapidement que je ne supportais plus la lumière du soleil que je jugeais bien trop violente. Il m'était impossible de sortir en plein jour où ma peau me brûlait atrocement. Je restais cloîtré dans ma chambre, attendant la nuit pour me balader. Je fus réduit à dormir la journée. Mais ceci était le cadet de mes soucis. Le pire, il me semble, était mon inéluctable soif. J'avais beau boire des litres et des litres d'eau, j'avais toujours soif. Impossible d'étancher cette furie qui m'assécher le gosier rendant le passage des aliments difficile. Mais je connus aussi quelques côtés plutôt agréables. Pour une raison inexpliquée, chacun de mes sens s'était développé. Je voyais la nuit comme en plein jour, je sentais des choses que personne ne sentait, j'entendais les bruits que personne ne percevait. Mon agilité aussi s'était accrue. Je sautais beaucoup plus haut et tenais un équilibre quasi parfait.
Un jour, alors que ma mère avait préparer pour dîner des steaks bien saignants, la solution à ma soif m'apparut. A peine une goutte du sang de l'animal avait touché ma langue que je sentis une explosion dans ma bouche. Une sensation inexplicable m'envahi. Peu à peu la soif disparaissait et de plus en plus un goût prononcé pour le sang s'insinuait en moi. J'avais l'impression d'être devenu dépendant du sang, qui, tel une drogue, m'avait conquit corps et âme. Il m'apparut après ce repas que je ne pouvais m'en passer. Il me fallait ma ration quotidienne. Au début j'essayais d'attraper les oiseaux qui passaient près de ma fenêtre, mais ceci s'avéra très vite un défi bien trop difficile. C'est en promenant du côté de chez mon ex-copine qui l'idée me vint. C'est son sang que j'allais boire. Aussitôt dit, aussitôt fait. Sans faire de bruit je gravis le mur grâce à la gouttière pour arriver à sa chambre. Sa fenêtre, comme je m'en doutais, était entre ouverte. Elle avait la fâcheuse habitude de la laisser ouverte la nuit. Je l'ouvris donc et entra le plus silencieusement possible. Plus je m'approchais de son lit, plus mon c½ur battait fort et j'eus peur que le bruit ne la réveille. Quand je fus assez près, je lui écartai les cheveux traînant et mordit un grand coup sa jugulaire. Une sensation de complaisance m'envahi alors. La meilleure chose que je n'avais jamais goûté venait d'entrer dans ma bouche. Un véritable délice s'offrait à mes papilles. Ce soir là je tuai ma première personne. C'est là que j'ai compris que j'étais devenu ce dont j'avais tant rêvé.
Depuis des meurtres j'en ai commis plus d'un. Mais je ne suis pas méchant, je me nourris de votre sang. Vous, vous mangez bien des animaux. Les pauvres vaches, cochons, poulets et autres animaux qui n'ont rien demandé et qui, du jour au lendemain, sont emmenés à l'abattoir... Et si pour une fois les animaux c'était vous ?
Fin
2005
# Posté le lundi 26 juin 2006 10:45
Modifié le dimanche 20 juillet 2008 15:45

Esprit meurtri

Esprit meurtri
A ma "demie-soeure", Vanessa.
aux lecteurs : n'ayez crainte, ce n'est pas une histoire nazie.

_Schnell ! Schnell ! Verbrenne die Jude !
_Ja mein General.
Karl Schneider prit le lance-flammes et brûla vif les vingt juifs qui étaient debout en ligne devant lui. Ceux-ci le regardèrent, l'air suppliant, et quand les flammes vinrent leur mordre la peau, ils se mirent à hurler, des cris de douleur que jamais Schneider ne pourrais oublier ; une odeur de corps calciné parvint au nez du nazi, une odeur qui le fit presque vomir.
Karl se réveilla en sursaut, dégoulinant de sueur, les larmes aux yeux, tremblant de tous ses membres. Il scruta la pièce, c'était une petite chambre, avec un lit, une télévision, une table de chevet, une fenêtre et deux portes, une donnant sur la salle de bains et WC, l'autre sur le couloir. Cette dernière s'ouvrit et une infirmière entra. Il se souvenait maintenant. Il était dans une maison de retraite en France, la guerre était terminée – il n'en était pas mécontent – depuis soixante ans. Il n'avait pas voulu faire toutes ses atrocités. Mais il avait été obligé. Il n'avait que huit ans au moment du massacre. Il avait protesté mais le général, pour le convaincre viola sa mère devant ses yeux. C'était ça la jeunesse hitlérienne. Mais maintenant le souvenir le suivait. Toutes les nuits le même cauchemar, cette scène qui se répétait inlassablement nuit après nuit. Cette odeur, ces cris.
_Qu'y a-t-il, monsieur Schneider ? demanda l'infirmière de la voix la plus douce qui soit.
_Rien, ne vous inquiétez pas.
_Encore un cauchemar, c'est ça ?
_Malheureusement. Je crois que mes jeunes années ne me quitteront que lorsque la mort viendra me cueillir.
_Quelle belle métaphore !
_Merci.
_Maintenant tâchez de vous rendormir. C'est le jour de la marche demain. Cela vous fera du bien de vous balader.
_Bonne nuit, Fräulein.
Elle sortit de la chambre. Elle était extrêmement jolie. Environ vingt-cinq ans, blonde, les cheveux ondulés, un visage d'ange. Karl l'aimait beaucoup. Elle toujours gentille avec lui.
Schneider était à nouveau seul dans sa chambre, il ne voulait surtout pas se rendormir, revenir dans le passé, mais la fatigue gagna et l'emporta dans les bras de Morphée. Et ce fut pire, bien pire...
L'un des juifs était resté debout, il courait dans tous les sens, hurlant, gesticulant, levant les bras au ciel. Le général donna un fusil au petit Karl et lui ordonna de tirer. Karl braqua l'arme et tira une fois, deux fois, trois, quatre, l'homme était encore debout et couru vers l'enfant. L'odeur se fit plus forte. Le jeune visa la tête et tira. Le juif tomba tel un pantin auquel on aurait coupé les ficelles. Le général lui ébouriffa les cheveux.
Nouveau réveille, mais cette fois il ne cria pas. L'infirmière ne sut jamais qu'il s'était réveillé, ni pourquoi il avait mit fin à sa vie.
Il se leva, monta sur le lit, dévissa l'ampoule au plafond et, rassemblant toutes ses forces, tira le fil. Il se l'enroula autour de sa gorge et sauta du lit.
L'infirmière fit le tour de toutes les chambres pour apporter le petit déjeuner. Elle entra dans la chambre 320 et vit un homme, pendu au plafond, le visage bleuâtre. C'était Karl Schneider. Il était mort.
Ses funérailles eurent lieu quelques jours plus tard. Elle y alla, il n'y avait qu'elle, pas de famille, pas d'amis. En y repensant, elle se souvint que jamais personne ne venait le voir. Elle partit, le c½ur lourd, remplie de mélancolie, et d'une tristesse pour un pauvre vieil homme, seul, dont elle ne connaissait rien.

Fin
2005
# Posté le samedi 01 juillet 2006 10:52
Modifié le dimanche 20 juillet 2008 15:45

la nouvelle du lycée

la nouvelle du lycée
oki le titre est ringard mais j'ai pas mieux

Durant ma première seconde en 2003-2004, nous avons eu, en français un travail d'écriture d'invention à faire, portant sur le fantastique. Pour se faire, nous devions choisir entre quatre incipit celui qui nous plaisait le plus pour en inventer la suite. Celui que j'ai choisit appartient à Guy de Maupassant. Voici donc cette petite nouvelle, retrouvée dans mes veilles affaires scolaires, réécrite sans retouches et qui m'a value un 12/20.


"Tout ce pays était surprenant, marqué d'un caractère de grandeur religieuse et de désolation sinistre. Au milieu d'un vaste cercle de collines nues, où ne poussaient que des ajoncs et, de place en place, un chêne bizarre tordu par le vent, s'étendait un vaste étang sauvage d'une eau noire et profonde, où frissonnaient des milliers de roseaux." G. de Maupassant.
Je trouvais ce paysage attrayant et attirant. Tout ce mystère, ça me plaisait. Je venais d'emménager dans une maison rustique que l'on disait hantée. En effet, une lugubre histoire s'était passée une vingtaine d'année auparavant. Je n'avais alors que deux ans. Un homme aurait tué sa femme avant de se rendre dans une autre ville. Là-bas, il retrouva son ancienne femme, son fils et revint acheter la maison voisine. C'était en tout cas ce que l'on m'avait raconté.
Je ne sais pas pourquoi je m'étais retrouvait dans cette maison. C'était comme si une force mystique m'avait attiré. Il fallait que j'achète cette demeure. Tout le monde dans le village me regardait bizarrement, comme s'ils me connaissaient. Mais le pire, ce n'était ni cette force inexplicable, ni les regards. C'était surtout les bruits dans la maison. Comme des appels, des grincements, des portes claquantes et toutes sortes de bruits atroces.
Une nuit, vers trois heures du matin, un bruit me réveilla en sursaut. Une sorte d'explosion, suivie de gémissements plaintifs. Je me levai et allai voir dans le salon, d'où provenaient les cris. Et là, une vision d'horreur me parvint, sur le mur, en lettres de sang tout dégoulinant, était écrit : "COMMENT OSES-TU REVENIR ?". Puis, les chaises et les tables se mirent à voler dans toute la pièce. Les portes des placards s'ouvrirent et se fermèrent à la volée, en claquant en tous sens. Toutes les assiettes, les fourchettes, couteaux, cuillères, s'envolèrent et tournèrent. Quelques-unes foncèrent sur moi, je réussis à les éviter de peu. Et tout d'un coup, tout cessa. Les chaises retombèrent, la table s'écrasa sur elles, les fourchettes et couteaux se plantèrent dans cette dernière. Pris d'une panique immense, je ne puis me rendormir.
Une petite semaine plus tard, le drame se répéta, puis deux jours après, et encore deux jours. Tout ceci pendant un mois et demi. Jusqu'au soir où je compris ce qui se passait.
Cette nuit là, vers minuit, l'orage grondant, la pluie battant les carreaux, j'entendis un gémissement, une voix de femme hurlant mon nom. J'allai vers le salon et là, la pire chose se passa, les murs et le plafond ruisselaient de sang. Ca coulait de partout. Assis sur une chaise, face retournée, un corps était là, la tête penchée en avant. On aurait dit une femme. Et là, chers lecteurs, j'espère que vous avez le c½ur bien accroché. La chaise se tourna, le corps m'apparut de face. La tête bascula en arrière, le crâne fendu en deux au niveau de la tempe gauche. L'orbite de ce même côté était noire, vide, tandis que l'autre ½il était entièrement blanc. La personne ouvrit la bouche, des vers tombèrent avec un bruit mou. Les dents étaient noires, pourries, certaines même inexistantes. L'½il blanc se tourna vers moi, et un rire atroce, qui me fit froid dans le dos sortit de la bouche. Le cadavre se leva et tendit ses mains putréfiées vers moi.
_Tu n'aurais pas dû revenir, enfant d'infidèle !
Soudain tout me parut clair, cette femme, je la connaissais. C'était la femme assassinée.
_Je vais venger ma mort. Tu paieras pour ton père !
J'étais donc le fils de l'assassin. Alors le cadavre plongea sur moi et je vis sa peau pourrissante et malodorante de près...
Je ne sais pas ce qui s'est passé après. Le lendemain, je m'éveillais dans mon lit, en sueur, comme après un cauchemar. Etait-ce réel ce qui s'était passé pendant la nuit ? Je ne le saurais jamais. Et vous, lecteurs, croyez à cette histoire ou non.

Fin
2004
# Posté le lundi 03 juillet 2006 09:50
Modifié le dimanche 20 juillet 2008 15:46